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La Vérité c'est que le Monde doit changer. Basé sur les écrits de Michel Potay mais pas que parce que la Vérité n'est jamais tout ensemble du même coté.
 
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 une histoire du péché originel

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navy



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Date d'inscription : 14/02/2008

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MessageSujet: une histoire du péché originel   une histoire du péché originel Icon_minitimeMer 5 Aoû - 14:21

Les origines du mal : une histoire du péché originel

Georges Minois. Fayard, 2002

Je remet içi un texte posté par Assunta.

* ...Le récit de la consommation du fruit défendu occupe une place minime dans l’Ancien Testament. Il n’est pas mentionné dans les Évangiles. C’est Paul de Tarse (St Paul) qui a lancé l’idée que le Christ s’est incarné et a subi le supplice de la croix, pour que Dieu le Père pardonne le péché commis par Adam et Ève, un péché qui a scellé le sort de l’Humanité entière : l’expulsion de l’Éden, la transmission de ce péché à tous les hommes, la condition d’être mortel, les souffrances de l’accouchement, la domination de la femme par l’homme, l’obligation de travailler, la honte de la nudité.

* Jusqu’à la fin du IVe siècle, les chrétiens ont avancé des opinions contradictoires sur la culpabilité d’Adam et Ève et sur l’impact de ce péché (le mal est alors souvent expliqué par l’action du Diable). Augustin d’Hippone (St Augustin), un évêque africain obsédé par le problème du mal, est l’inventeur de l’expression « péché originel » et le grand artisan d’une lecture littérale du récit de la Chute. Il organise des conciles à Carthage, qui aboutissent à l’affirmation de la doctrine du péché originel par le pape en 418. Á partir de ce moment, le problème est réglé pour l’Église. Simplement les théologiens consacreront une énergie considérable à comprendre, à expliquer et à justifier une idée qui paraîtra, au fil des siècles, de plus en plus incompréhensible et même scandaleuse : Dieu, tout-puissant et infiniment bon, a condamné sans pitié l’humanité entière à d’injustes souffrances, par la faute de ses deux premières créatures et n’a accepté de pardonner que parce que son Fils bien-aimé a subi un supplice effroyable.

Au XVIe siècle, l’interprétation du récit de la Chute devient une « pomme » de discorde entre catholiques et protestants. C’est alors que l’Église romaine veut en quelque sorte clôturer le procès d’Adam. Aussi le concile de Trente fait-il du péché originel un dogme. Désormais tout catholique qui refuse le caractère historique du récit biblique est hérétique et encourt l’anathème. Autres dogmes du même concile : tous les hommes — à l’exception de la mère du Christ, « l’Immaculée Conception » — héritent du péché originel et doivent être baptisés pour qu’il soit effacé. Les enfants sans baptême ne peuvent aller au ciel. Leur âme va dans un endroit déjà imaginé par Thomas d’Aquin au XIIIe siècle : les limbes.

* L’Église s’interdit de revenir sur les dogmes qu’elle a proclamés et ne peut donc faire autrement, aujourd’hui, que de continuer à affirmer, comme « vérités essentielles de la foi », le caractère historique du péché d’Adam et le rachat de ce péché par le supplice du Christ. Ces dogmes sont donc répétés dans la dernière version du Catéchisme de l’Église catholique, publié par le Vatican en 1997 (éd. française en 1998 aux éd. du Cerf). L’Église reconnaît toutefois le caractère irrationnel de ses explications : « La permission divine de l’activité diabolique est un grand mystère » (Catéchisme, § 395), « La transmission du péché originel est un mystère que nous ne pouvons comprendre pleinement » (§ 404).

* G. Minois montre que, tout au long de l’histoire du christianisme, des auteurs ont imaginé des interprétations symboliques du récit biblique : par exemple Pélage au IVe siècle ou Lamenais au XIXe. Ces conceptions ont été systématiquement refusées par l’Autorité catholique et les protestants fondamentalistes. L’énoncé de ces conceptions valait à leurs auteurs l’excommunication de l’Église et autres sanctions (à commencer par Pélage, qui fut expulsé de Rome et dont les biens furent confisqués).

* À partir des années 1960, la question du péché originel a suscité une profusion de spéculations théologiques, publiées parfois dans un langage incompréhensible pour le commun des mortels. À titre d’exemple, citons Louis Panier, professeur à la Faculté théologique de Lyon, qui s’exprime en langage lacanien. Après avoir rappelé qu’il ne sait pas ce qu’est le péché originel, mais que le texte biblique contient « une vérité qui me concerne en tant que sujet », Panier réinterprète tous les éléments du récit. Par exemple, le fait que Dieu ait dit à Ève, en la chassant du paradis, « ton mari dominera sur toi » serait à entendre comme ceci : « Dieu n’établit pas le pouvoir des hommes, il révèle à la femme la faille “insue” où il sera question pour elle d’entendre l’altérité de la parole. » (Le Péché originel, éd. du Cerf, 1996, p. 96). Sa conclusion : « Le péché originel concerne donc ce qui en chaque homme structure l’humanité, pour autant que pour chaque “un” l’unicité est signifiée, posée sous un signifiant qui se détache dans le réel (dans la chair du monde), ce sur quoi s’établit cette humanité singulière. » (p. 146). On en vient à se demander s’il faut embrasser la foi lacanienne pour conserver la foi dans le catholicisme.

* L’ouvrage de Minois fait voyager à travers toute l’histoire de la culture chrétienne. En effet, la doctrine du péché originel a façonné l’image occidentale de l’homme. Elle a alimenté la culpabilisation du plaisir sexuel (pour beaucoup de théologiens, Adam et Ève ont commis le péché de la chair), mais aussi de la désobéissance et même de la connaissance scientifique. Elle a justifié l’ordre social (l’homme étant foncièrement incliné au mal, il faut de la violence pour maintenir l’ordre) et la misogynie – Paul de Tarse (St Paul) a affirmé que « ce n’est pas Adam qui se laissa séduire, mais la femme qui, séduite, se rendit coupable de transgression ». Le péché originel n’a pas seulement occupé les théologiens, il a été l’objet de réflexion pour de nombreux philosophes : Pascal, Leibniz, Kant, Hegel… Au XVIIIe siècle, il est devenu la cible privilégiée des rationalistes. Au XIXe, Adam sera « tué » par le darwinisme. Les chrétiens qui accepteront la théorie de l’évolution en maintenant l’Adam historique devront se livrer à des contorsions intellectuelles qui aboutiront à la doctrine actuelle de l’Église : le corps est « tiré d’une matière déjà existante et vivante », mais chaque « âme » est créée par Dieu...
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MessageSujet: Re: une histoire du péché originel   une histoire du péché originel Icon_minitimeVen 7 Aoû - 11:22

Je rajoute içi un autre extrait donné par la même Assunta.


Quel est le responsable des malheurs qui accablent l'humanité ? Après bien des hésitations, les premiers pères de l'Eglise sont allés chercher l'explication dans le vieux mythe biblique d'Adam et Eve. Les évêques du concile de Trente en ont fait un dogme, affirmant que la faute du premier homme a corrompu la nature humaine. Dès lors, la doctrine du péché originel a façonné la morale chrétienne et, plus largement, l'image de l'homme. Théologiens et moralistes y ont trouvé argument pour condamner la sexualité, mais aussi pour affirmer la supériorité de l'homme sur la femme et le caractère inéluctable de la souffrance, ou pour justifier l'injustice de l'ordre social. Le mythe de la faute primordiale a succombé au rationalisme des Lumières, mais il resurgit régulièrement sous d'autres formes. Depuis deux siècles, les sciences humaines s'efforcent de relativiser le bien et le mal. Toutefois l'homme se libère difficilement du sentiment de sa faute, et s'il ne se sent plus responsable de la faute commise par Adam, il commence à culpabiliser pour le futur. La biogénétique est-elle le nouvel arbre de la connaissance du bien et du mal ? C'est en mangeant la pomme qu'Adam s'est affirmé en tant qu'homme, c'est-à-dire en tant qu'être indépendant et libre. Croyant ou non, tout être humain passe sa vie à se heurter à ses limites. En ce sens, le mythe d'Adam gardera probablement longtemps sa valeur.

Georges Minois, professeur d'histoire, est l'auteur de nombreux ouvrages de synthèse sur la culture occidentale. On lui doit en particulier une Histoire de l'athéisme (Fayard, 1998) et une Histoire du rire et de la dérision(Fayard, 2000).


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MessageSujet: Re: une histoire du péché originel   une histoire du péché originel Icon_minitimeSam 8 Aoû - 10:59

Assunta a écrit:
et pour justifier cette soi-disant faute que la femme aurait commise (la fameuse pomme donnée à adam) ils ont sciemment mal lu les Ecritures en parlant de "côte" au lieu de "côté"


Assunta a écrit:
Ici en genese 1,27 l'homme et la femme sont créés par Dieu

Citation :La première création humaine en Genèse 1:27 : 
Genèse 1, 27-28 - "Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. "Dieu les bénit."



La deuxième création humaine se trouvant en Genèse 2,22 :

Citation :Genèse 2, 22 - "L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme."



Si au chapitre 1 Dieu a formé l'homme et la femme, pourquoi au chapitre 2 il crée une femme à à partir de la côte de l'homme ?
Et c'est là où si tu lis "côté" et non côte tu comprends que Dieu dévoile à Adam (l'humanité, à l'homme et à la femme) son autre côté, son côté ontologique qu'il doit épouser idest connaître et unir avec son principe masculin (sa conscience, le côté conscient) et de cette Union (être Un en soi) donne l'équilibre spirituel et le lien indéfectible qui te lie à Dieu.


Si l'Humanité comprenait cela tout changerait et se transformerait, la paix viendrait vite. Mais les pouvoirs religieux comme politique qui savent cela n'ont pas intéret à ce que les gens soient éclairés. D'où mon blog !!!!
http://etredivin.hautetfort.com/archive/2017/10/30/il-n-y-a-jamais-eu-d-adam-et-eve-au-paradis-terrestre-5994292.html#more

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