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 La situation au Venezuela

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navy



Messages : 138
Date d'inscription : 14/02/2008

MessageSujet: La situation au Venezuela   Lun 22 Jan - 12:44

Venezuela

Son sous-sol regorge d’or noir mais le chaos économique a tout fait disparaître. Jusqu’au lait pour les nourrissons ! Notre journaliste, (celle de Paris Match) de mère vénézuélienne, raconte l’enfer de Caracas.



« La priorité est de ne pas mourir. Mais j’ai perdu toute dignité. » La détérioration de la situation a fini par vaincre la capacité de résistance de Mauricio*, son humour et ses espoirs. Professeur d’université, il gagnait l’équivalent de 1 200 euros par mois au début de sa carrière, quand Chavez prenait le pouvoir. Dix-huit ans plus tard et un doctorat en poche, son salaire est tombé à 4 euros, le prix d’un marché hebdomadaire, mais sans viande, pour une famille avec deux enfants. Comment survit-il les trois autres semaines ? Grâce à sa manne pétrolière, le Venezuela est un des pays les plus riches du monde, mais 80 % de la population manque de tout. La classe moyenne, habituée à l’abondance et au confort, a basculé en deux ans dans la pauvreté. « J’ai préféré envoyer mes filles vivre à l’étranger chez un parent. Le soir, elles avaient faim. Même en plein jour, elles vivaient enfermées à cause de l’insécurité. C’est un déchirement », me confie-t-il au téléphone. Hier, une adolescente d’à peine 13 ans l’a interpellé : « Donne-moi à manger et je te fais ce que tu veux. » Il lui a donné une banane et lui a dit de ne plus jamais recommencer. Il sait que son conseil est vain.

Le FMI estime l’hyperinflation actuelle à 2 300 %. A 12 h 20, une boisson coûte 47 690 bolivars. A 13 h 05, 58 500 bolivars, 23 % en quarante-cinq minutes. Evidemment, les salaires n’augmentent pas aussi vite. Avec un salaire minimum mensuel d’environ 1 euro, aujourd’hui, on peut acheter 24 œufs… quand on les trouve ! Car les étals des supermarchés sont vides. Même l’essence manque. Le comble pour un pays assis sur les plus grandes réserves pétrolières de la planète. Dans cinq régions, à Noël, il fallait deux ou trois jours de queue pour faire le plein.
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navy



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MessageSujet: Re: La situation au Venezuela   Lun 22 Jan - 12:47

C’est surtout l’effondrement de la production qui témoigne du délabrement national
La révolution bolivarienne a imposé le contrôle des changes et le contrôle des prix, après avoir démantelé l’appareil productif du pays : expropriations, mise au pas du secteur privé, dorénavant placé majoritairement entre les mains de militaires. Il n’y a plus aucun investissement. Et la corruption, à tous les échelons, aurait fait disparaître 700 milliards d’euros des caisses de l’Etat. Le Venezuela a vu son PIB réduit de 35 % en cinq ans. On accuse la chute du prix du baril, mais c’est surtout l’effondrement de la production qui témoigne du délabrement national : elle était de 2,9 millions de barils par jour à l’arrivée de Maduro au pouvoir, elle est à présent de 1,8 million de barils par jour, soit une chute vertigineuse de 38 %. En 2003, les ingénieurs de PDVSA (l’entreprise nationale d’exploitation pétrolière) ont été renvoyés, suite à une grève historique de trois mois. L’opinion politique compte plus que la qualification. Tout fonctionnaire favorable à l’opposition perd son poste.
« Désormais, on doit apprendre à vivre avec rien. On est passé à l’économie du troc. Au moins, on est plus solidaires qu’avant », dit Patricio*, célèbre neurologue. Les médecins de son hôpital se sont cotisés pour offrir un repas de Noël aux aides-soignants. Certains ont avoué qu’ils n’avaient pas mangé de viande depuis quatre mois. Les Vénézuéliens ont perdu, en moyenne, 8 kilos en un an. Ceux qui possèdent le « carnet de la patria » (« carte de la patrie »), et qui ont donc adhéré aux valeurs de la révolution, reçoivent une fois par mois du Clap (comité local d’approvisionnement et de production) un sac contenant des produits de base. Aux élections municipales de décembre dernier, après avoir « bien » voté, l’électeur voyait son « carnet de la patria » coché et pouvait espérer voir se réaliser la promesse de Maduro. « Un jambon par famille ! Finalement, le Clap nous a indiqué qu’il n’y aurait que 20 jambons distribués par rue, alors qu’il y a 100 familles par rue ! » Des révoltes et des pillages ont éclaté, tous lourdement réprimés. « Où est passé le jambon ? C’est la faute d’un pays : le Portugal ! » a déclaré Maduro, toujours enclin à trouver des boucs émissaires. Mais, pour calmer les mécontents, il a vite émis un « bon des rois mages » et augmenté de quelques centimes d’euro le salaire minimum. Par peur de débordements à la frontière, la Colombie a finalement livré 50 tonnes de jambons, même si Maduro refuse toute aide humanitaire.
Nos hôpitaux sont devenus des mouroirs
Depuis 2014, l’Etat ne communique plus aucune statistique. Lorsque Antonieta Caporale, la ministre de la Santé, a reconnu une augmentation de respectivement 30 % et 65 % des mortalités infantile et maternelle, elle a aussitôt été démise de ses fonctions. Pourtant, selon les spécialistes, ces chiffres sont curieusement bas, et sans doute trafiqués. Depuis, la fédération des médecins vénézuéliens a déclaré Maduro « coupable d’holocauste sur son propre pays ».
« La moitié des enfants atteints d’un cancer sont morts avant Noël, à cause du manque de médicaments. Nos hôpitaux sont devenus des mouroirs », confie un pédiatre qui prend le risque de témoigner. L’hôpital des enfants de Caracas était, dans les années 1980, bien plus moderne que celui des Enfants malades à Paris (hôpital Necker). Aujourd’hui, le médecin n’y dispose plus que de vaccins d’origine cubaine. « Ils sont peut-être douteux mais, au moins, ils ne sont pas périmés. »
Quatre-vingts-dix pour cent des médicaments manquent dans le pays. La moindre maladie chronique est une condamnation à mort, sauf si un parent exilé arrive à envoyer le bon traitement. Reste le marché noir : « J’ai mis quinze jours pour trouver des antibiotiques qui m’ont coûté deux mois de salaire », explique Mauricio. Personne ne peut se faire soigner ou opérer sans fournir médicaments, compresses, coton, aiguilles, draps. A l’hôpital universitaire, un des plus importants du pays, le matériel de radiologie est en panne depuis deux ans. Impossible de le réparer sans importer des pièces de rechange. Mais l’Etat ne finance plus ses hôpitaux. « L’hôpital fonctionne à 20 % de ses capacités par manque de matériel et de médicaments », confirme Patricio, qui constate, impuissant, que des maladies autrefois éradiquées refont surface : 1 million de cas de malaria ont été répertoriés en 2017.

Après 18 heures, les rues de la capitale sont vides ; mais, même chez eux, les habitants ont peur. Ils cadenassent les congélateurs, enterrent les boîtes de conserve. Même le sucre et le café, dont le Venezuela est un pays producteur, valent de l’or. Les descentes de police sont fréquentes, effrayantes. « Ils peuvent vous dévaliser, en embarquant même le papier toilette, ou vous arrêter arbitrairement », relate une voisine qui a subi ce genre de visite nocturne. La loi contre la haine, pour la cohabitation et la tolérance, approuvée en novembre dernier, n’a fait que légitimer un phénomène déjà bien établi avec, en quatre ans, 12 000 détenus politiques, dont des enfants. « Maintenant, on s’autocensure, même en famille », me confie Mauricio. « Je sais qu’il y a des cas de torture, mais on n’en parle pas. Sinon, ça pourrait nous arriver à nous aussi. »
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navy



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MessageSujet: Re: La situation au Venezuela   Lun 22 Jan - 12:53

Cent cinquante professeurs ont quitté l’université Simon-Bolivar en décembre. « Dans ma clinique, il y a 200 postes de médecins et d’infirmiers à pourvoir. A l’université de médecine de Santiago du Chili, sur les 4 000 étudiants à se présenter, 3 500 étaient vénézuéliens. Et ils sont arrivés en tête de la promotion. Nous sommes très bien formés ici. » Il n’y a pas que les diplômés qui partent. Ceux qui sont las de fouiller les poubelles et de n’avoir que la violence pour avenir font plusieurs jours de camion et de bus pour atteindre la Colombie, l’Equateur, le Chili. Les plus téméraires prennent des bateaux de -fortune pour rejoindre l’île de Curaçao, rattachée aux Pays-Bas. Cette semaine, quatre personnes sont mortes, et vingt ont disparu en tentant de traverser la mer des Caraïbes. Le Venezuela est passé en quelques années d’un pays d’immigration à un pays d’émigration massive perdant un dixième de sa population. Alors que la capitale était connue pour ses périphériques saturés aux heures de pointe, « il n’y a plus d’embouteillages à Caracas », me raconte Patricio. Bientôt, la révolution bolivarienne n’aura plus de peuple.

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MessageSujet: Re: La situation au Venezuela   Mer 24 Jan - 0:36

Vénézuela. Les partis d'opposition sont exclus du scrutin présidentiel 

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a affirmé dimanche que les principaux partis d'opposition seraient exclus de l'élection présidentielle de 2018, en raison de leur boycott du scrutin municipal organisé ce jour.
"Tout parti qui n'a pas participé aujourd'hui et qui a appelé au boycott des élections ne peut plus participer", a déclaré Nicolas Maduro, le dirigeant socialiste lors d'une conférence de presse, ce dimanche, affirmant qu'il s'agissait là d'un "critère de l'Assemblée nationale constituante", intégralement composée de partisans du chef de l'Etat. Le président s'exprimait à l'issue d'une journée électorale marquée par une participation apparemment faible, avec de nombreux bureaux de vote quasi-déserts, alors que la victoire de son camp semble presque assurée en l'absence des trois principaux partis d'opposition, ceux de Henrique Capriles, Leopoldo Lopez et Henry Ramos Allup.
Le message est très clair, c'est par la voie du vote que nous voulons des solutions pour le pays", géant pétrolier ruiné notamment par la chute des cours du brut, a lancé M. Maduro. La participation était faible dans la capitale Caracas et d'autres villes comme San Cristobal, frontalière avec la Colombie, ont observé des journalistes de l'AFP. Les élections municipales sont généralement peu populaires, et en 2013 seuls 42% des électeurs s'étaient déplacés. Le politologue Luis Salamanca entrevoit ainsi une "victoire quasi-certaine du gouvernement, accompagnée d'une forte abstention". "Pour la participation, nous sommes en bonne voie", a cependant assuré le ministre de la Communication Jorge Rodriguez, également directeur de campagne du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) au pouvoir.
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MessageSujet: Re: La situation au Venezuela   Mar 30 Jan - 15:34

Le président français a dénoncé vendredi la "dérive autoritaire" du régime vénézuélien et appelé l'Union européenne à durcir les sanctions.

Le président français a exprimé vendredi le souhait que l'Union européenne accroisse ses sanctions contre le régime vénézuélien, dont il dénonce la "dérive autoritaire", et que d'autres pays plus proches du Venezuela se mobilisent à leur tour pour accroître la pression sur Caracas, lors d'une conférence de presse à Paris avec son homologue argentin Mauricio Macri.
Il a également appelé d'autres pays, sans les désigner nommément, à se mobiliser.
La justice vénézuélienne a décidé d'exclure la coalition d'opposition de la prochaine élection présidentielle et le gouvernement de Nicolas Maduro a décidé jeudi d'expulser l'ambassadeur d'Espagne.

Caracas reproche à Madrid d'avoir manoeuvré au sein de l'UE pour qu'elle adopte lundi dernier des sanctions contre sept hauts fonctionnaires vénézuéliens, dont le numéro deux du régime "chaviste", Diosdado Cabello, le ministre de l'Intérieur, Nestor Reverol, et la présidente du Conseil national électoral, Tibisay Lucena.
Les États-Unis ont de leur côté aussi adopté plusieurs trains de sanctions financières à l'encontre du Venezuela, notamment depuis une vague de manifestations marquées des violences en 2017.

Le Venezuela a rejeté samedi les déclarations "inacceptables" selon lui d'Emmanuel Macron, qui a dénoncé "la dérive" du régime de Caracas ....
"Le gouvernement du Venezuela rejette énergiquement les déclarations inacceptables" du président français "dans lesquelles il disqualifie le gouvernement démocratique du Venezuela", écrit le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, jugeant qu'il s'agit d'un "acte hostile et inamical". 
Il s'agit d'un "acte hostile et inamical de la part du leader d'une nation avec laquelle le Venezuela a entretenu des liens historiques et fraternels", poursuit-il.

Dans le même communiqué, Caracas reproche à la France de devenir une "copie fidèle du gouvernement suprémaciste des États-Unis".

________________
Une idée n'est bonne que dans la mesure ou elle n'est pas exploitée au delà du raisonnable !!! Au delà elle devient folle et va à l'encontre de ce qu'on veut lui faire dire ....
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