L'ABEILLE
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La Vérité c'est que le Monde doit changer . Basé sur les écrits du Frere Michel
 
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navy



Messages : 121
Date d'inscription : 14/02/2008

MessageSujet: xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx   Sam 10 Juin - 7:14

23mai17 185C3
Je me demande toujours ce que vous allez nous faire lire. Chaque mois je me dis : Il a tout épuisé. Il dit lui-même que le fond de La Révélation d'Arès est des plus simples : "Ce que tu crois ne te sauve pas ; c'est ta pénitence qui te sauve, le mal auquel tu renonces, le bien que tu fais !". Il dit lui-même qu'il ne fait pas de théologie. Jésus n'en faisait pas non plus. Julien Green à mis ces mots dans la bouche des apôtres : "Qui pensez-vous que je suis ?" leur demande Jésus. Ils répondent : "Tu es le fondement de notre être, le kérygme par lequel nous trouvons le sens ultime de notre vie ." Ce n'est peut-être pas exactement les mots de l'Évangile et de Green, mais c'est l'idée. Je me dis en conséquence : Il ne peut plus rien dire, sinon vous ne pouvez que dire : "J'ai tout dit. Maintenant il vous reste à faire !".
Et puis non ! Vous avez tout le temps quelque chose à dire. Quand on vit dans ce blog, c'est comme quand on vit dans ces vieilles maisons où les pièces ne ferment plus, ni les portes, ni les fenêtres, ni les armoires, ni les tiroirs, on se sent chez soi. Tout déborde de trésors ! Vous ne nous enfermez pas dans un système rigide ; ce blog est très vivant, appétissant. C'est un plateau de fromages variés dans des états d'affinement très divers. Vous savez, ces vieilles maison qui sentent toujours un peu le fromage... On y est bien. rien n'est coupé entre les époques lointaines et le matin où l'on s'éveille. Comme je travaille la nuit, je me réveille tard et je suis tombé sur votre entrée 184 et je suis aussitôt tombé sous le charme.
Solipse... Il n'y a vraiment que Michel Potay pour avoir l'idée d'user d'un mot que personne ne connaît, et pourtant, vous ayant lu, j'ai l'impression que solipse — soli ipsi —, je l'ai toujours entendu. J'ai compris le sens que vous donnez à ce mot. Je suis un solipse...
Salut, solipse Potay, me voilà solipse Anselme D. ! Je vous ai entendu dire que chaque homme est enfermé dans un tube de bronze comme dans une tour, avec deux trous pour les yeux, deux trous pour les bras. On peut se serrey la main, mais chacun est enfermé irrémédiablement... Chacun est solipse.
Je vous relis. Votre écriture cogne, éclate en écume, toute l'année contre le mur du temps comme la mer... la Mer... la Mer sur les Hauteurs contre la falaise de l'Histoire. Vous n'êtes pas écrivain, me dites-vous ? C'est vrai par certains côté. Mais quelle œuvre vous allez laisser !
Vous avez rompu avec la vie mondaine. On m'a dit qu'on ne vous voyait nulle part le soir, ou dans les manifestations du jour. Mais peut-être n'avez-vous jamais aimé la vie mondaine ; peut-être que Dieu depuis longtemps vous a préparé à ouvrir sur le monde la vanne de ce déversoir qui sans rien ménager mais sans rien haïr, déverse tout ce qu'il faut dire à des humains qui à travers vous redécouvrent qu'ils sont des fourmis du Tout. L'Univers est une immense fourmilière.
Ah non, vous n'êtes pas un vieux radoteur du Figaro ou du Monde, ou de la tribune de l'Assemblée, ou du balcon du Vatican. Vous êtes une charnière, une grande porte qui s'ouvre, comme la porte de Balawat au British Museum, sur la Vérité. Rien de ce qu'on lit dans ce blog ne rappelle la religion. Je me redécouvre à travers vous. Figurez-vous qu'avant de lire 184 j'avais peur de la mort. Je n'ai plus peur. Je suis un morceau de Dieu, un petite moreceau, peut-être même qu'une miette... d'éternité.
Rien ici du côté appliqué des thèses universitaires avec de nombreux renvois de notes. Rien ici de la paperasse. C'est un écrit charnel, ce blog, Bon Dieu ! Comment peut-on parler de façon aussi vivante de choses qu'ailleurs on trouve assomantes ? C'est parce que vous les vivez vous-même.
Maintenant je sais qu'existe une autre voie de sortie possible. Parce que sortir il va le falloir. J'ai un petit cancer qu'on me rogne tantôt par la chirurgie, tantôt par la chimio, mais il finira par m'avoir. Mais après tout ne sommes-nous pas tous condamnés ? Vous avez 88 ans. Même si vous faites un beau vieillard, droit comme un i, la tête comme neuve, la voix ferme, vous mourrez tôt ou tard dans relativement peu de temps. Je comprends que vous passiez du temps, la nuit, pour faire mortification, pour copiner avec les âmes qui vous sont précédé et qui vous attendent. Là aussi on est solipse. Chacun a sa mort. Il n'y a pas de mort standard.
J'envie celle qui partage votre lit. Elle peut se serrer contre vous. À vos âges il n'y a plus de sexe, mais il y a plus : une transcendante esthétisation de la vie, une nouvelle étape de l'amour.
Le solipse est le solipse, l'étroit, le limité, l'incapable de se dépasser, mais il est ausi l'incommensurable. Comme dans le carré il n'y a pas chez le solipse de rapport entier ou fractionnaire entre son côté et sa diagonale...  Le rapport est incommensurable. C'est ça l'humanité : pas de solution entière, simple.
Reste que je voudrais devenir pénitent et qu'en dépit de la grande simplicité de la pénitence, je cafouille, je n'arrive pas à aimer simplement, à pardonner simplement, à réfléchir simplement avec intelligence du cœur, mon rapport à la pénitence est incommensurable, mais je me débrouille comme je peux.
Anselme D. des Alpes Maritimes

Réponse de Michel Potay:
Voilà un commentaire que j'affiche non pour son aspect flatteur, mais pour son aspect curieux, inordinaire — Inordinaire n'est pas plus français que solipse, mais pourquoi s'en priver ?
Je crois me souvenir que vous avez déjà commenté ce blog, frère Anselme, mais je ne retrouve pas votre nom. Un frère de Paris, Bernard, a conçu un outil de recherche qui fonctionne très bien pour le blog, mais je l'ai perdu. Impossible de le retrouver sur mon disque dur. Je deviens vraiment un vieux chnoque qui commence à ne plus retrouver ses chaussettes. Heureusement, je m'y retrouve très bien dans La Révélation d'Arès. Alors, tant pis pour les chaussettes, j'irai pieds nus... et d'ailleurs j'adore marcher pieds nus.
Qu'est-ce que cherchent les hommes aujourd'hui ? Quels qu'ils soient, intellectuels, politiques, religieux, conformistes ou non-conformistes, savants ou ignorants, puissants ou faibles, ils cherchent un équilibre introuvable. Introuvable, parce que pour le trouver il faudrait sans le moindre préjugé avoir une connaissance absolue de tout ce qui concerne l'homme dans tous les domaines et que c'est tout simplement impossible. Faut-il attendre que l'homme acquière un jour cette connaissance absolue ? Non, cela aussi est impossible et, je pense, inutile, parce que dans la quête du savoir absolu ce qui réussit aux uns perd les autres et quand les autres sont perdus, les premiers ne réussissent plus. L'homme actuel ne peut sortir de ce manège du savoir dont les chevaux montent et desdendent sans arrêt, qui devient folie.
Il faut attendre que l'homme élague, élague, élague, l'arbre de la connaissance pour n'en garder que ce qui vaut d'être gardé : l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence libre de tous préjugés, autrement dit il faudra trouver une immense lucidité. Ce n'est pas encoe pour demain, mais la pénitence nous y mènera, parce que le Père est le Lucide par excellence et que nous, Enfants du Père, redeviendrons lucides par image et ressemblance. Aucun solipse aujourd'hui ne peut être lucide, sinon relativement.
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