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 LES REVENANTS - partis faire le jihad, ils reviennent en France

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assunta



Messages : 13
Date d'inscription : 25/11/2016

MessageSujet: LES REVENANTS - partis faire le jihad, ils reviennent en France   Lun 5 Déc - 20:04

Source : https://fr.news.yahoo.com/qui-sont-ces-djihadistes-de-daesh-de-retour-en-france-085540523.html



Qui sont ces djihadistes de Daesh de retour en France ?

Lena, Zoubeir, Bilel, Yassin… sont partis faire le djihad en Syrie, et sont maintenant de retour en France. David Thomson, journaliste à RFI et pour le site d’information Les jours, les a rencontrés. Durant plusieurs mois, il a échangé avec eux, pour comprendre leurs motivations. Il publie aux éditions du Seuil, "Les revenants", livre dans lequel il retrace le parcours de ces djihadistes rentrés en France.

Yahoo Actualités : Qui sont ces "revenants" ?

David Thomson : Ils ont plusieurs points communs. Pour la majorité d’entre eux, c’est au niveau sociologique. Beaucoup viennent des quartiers populaires et sont issus de minorités. D’après les nombreuses rencontres que j’ai faites, environ 70% des "revenants" sont de culture musulmane et 30% sont des convertis, dont beaucoup sont issus de minorités ethniques.

Leur niveau d’instruction est également relativement bas. On n’a pas de chiffres pour les djihadistes français, mais concernant les Tunisiens, sur un millier de dossiers, 12% ont fait des études universitaires. D’après mes rencontres, ce sont les mêmes proportions qu’en France.

Mais attention, le djihadisme n’est pas uniquement une idéologie de pauvres. Dans le livre, je raconte l’histoire de la famille de Yassin*, dont les parents sont médecins, et qui se rendent en Syrie pour ramener leur fils, blessé au combat, en France. Yassin n’avait eu aucun problème à l’école, partait en vacances en famille l’été, et n’a jamais manqué de rien.

L’autre point commun de nombreux revenants, c’est leur "vie d’avant". Elle n’avait rien à voir avec le djihadisme, bien au contraire. Beaucoup étaient des petits délinquants. Malgré les apparences, ce sont deux univers qui sont très compatibles : le djihadisme donne au comportement du délinquant une légitimation religieuse. Il ne va pas tant changer que cela lorsqu’il devient djihadiste. Sur place, ils peuvent s’accaparer les richesses présentes sur place au titre de ce qu’ils appellent le butin de guerre, qu’on aurait appelé du vol en France.

Yahoo : Qu’est ce qui les motive à devenir djihadistes ?

DT : Deux idées reviennent souvent lorsque de mes conversations avec eux. La première c’est un sentiment d’humiliation en France (au sein de la famille, en raison d’un échec scolaire, le sentiment que la laïcité les empêche de pratiquer leur religion etc…). En devenant djihadiste, ils ont un sentiment de surpuissance, de supériorité sur la population. Ils passent d’une situation de dominé en France, à dominant en Syrie, tout ça pour le prix d’un vol charter vers la Turquie.

A l’époque du "Lol Djihad" ou du "djihad 5 étoiles", jusqu’au début de l’intervention militaire en 2014, les djihadistes s’affichaient sur les réseaux sociaux dans le luxe, entre belles voitures et appartements luxueux. Les premières années, leur quotidien c’était la drague sur Internet, le kebab entre amis, la console… Un quotidien pas si éloigné de celui qu’ils avaient en France.

La seconde idée qu’ils évoquent, ce sont des convictions politiques et religieuses sincères : leur motivation est l’accession au paradis. Ils pensent que toutes leurs actions vont leur ouvrir en grand les portes du paradis.

Yahoo : les femmes évoquent-elles les mêmes raisons de départ que les hommes ?

DT : Leur départ vers la Syrie et l’Irak est volontaire, mais résulte d’un rapport traumatique aux hommes dans la société française. Par exemple, beaucoup de celles que j’ai rencontrées expliquent que le revêtement du voile intégral est pour elles comme une libération du regard des autres, "on n’est plus jugés dans la rue et on a l’impression que ça pulvérise les inégalités sociales et de richesses entre les gens. Quand on parle entre sœurs en niqab, on n’est plus une fille d’arabe pauvre face à une fille de bourgeois riche avec un jean de marque", m’expliquent-elles. Cet argument est le plus souvent mis en avant, avant même l’argument religieux.

Il y a une autre explication, évoquée moins franchement par les femmes, mais qui est également à prendre en compte : les violences sexuelles faites à leur encontre. Certaines l’évoquent, plus ou moins directement. Pour elles, en Occident, l’homme n’en est plus un, il ne protège plus la femme, il la laisse se faire humilier. A contrario, elles imaginent trouver en Syrie un valeureux moudjahidin (combattant, ndlr), pieux, qui va au contraire les défendre.

Yahoo : j’imagine que la situation en Syrie est tout autre

DT : Non seulement elles ne sont pas défendues, mais lorsqu’elles deviennent veuves, ce qui arrive fréquemment (au moins 1 djihadiste français sur 5 a été tué en Syrie) elles se retrouvent parquées dans des maisons pour femmes, par centaine. Leur seule solution pour en sortir, c’est le mariage. Elles vivent dans des mauvaises conditions, pour être incitées à se marier. Les hommes souhaitant s’unir ou avoir une épouse supplémentaire se présentent à l’entrée, choisissent leur femme après un speed-dating de 15 minutes, évidemment sur des critères physiques.

Un exemple, raconté dans le livre, est particulièrement frappant. Une des femmes interrogées raconte qu’une autre, après avoir été éconduite par plusieurs hommes, lui a dit "ils veulent tous des Kim Kardashian". Même dans les territoires contrôlés par l’Etat Islamique, où la piété et le conservatisme sont censés régner, on reste dans les codes esthétiques de la téléréalité. Elles retrouvent en Syrie ce qu’elles fuient en France. En pire.

Les femmes sont traitées différemment par l’EI, mais également par la justice française, tout du moins jusqu’à l’été 2016. Elles ont été perçues comme des victimes, du fait notamment qu’elles ne combattaient pas. Alors que les hommes qui rentrent en France passent systématiquement par la prison, ce n’est pas le cas des femmes qui restent libres pour la plupart, et dont certaines restent dans une logique djihadiste. Lena*, 22 ans, m’explique que "l’attentat de Charlie Hebdo, c’était l’un des plus beaux jours de [s]a vie" (…) et qu’elle aimerait que "ça se repasse". Lena est en France, libre, dans l’attente de son procès.

La situation a toutefois changé depuis l’épisode des bombonnes de gaz, cet été. (Le 4 septembre, une voiture remplie de bombonnes de gaz est découverte, dans Paris, près de la cathédrale Notre-Dame. Cinq femmes, soupçonnées de préparer un attentat, ont été arrêtées, ndlr). La menace venant de femmes djihadistes est prise davantage au sérieux.

Yahoo : la majorité des revenants qui témoignent dans le livre se disent « repentis ». Vous les pensez sincères ?

DT : C’est difficile de savoir s’ils vont rebasculer vers le djihadisme. Certains, rentrés en France, repartent vers la Syrie dans les semaines ou les mois qui suivent, d’autant qu’ils restent dans une radicalité religieuse, violente pour certains. Beaucoup sont déçus de l’expérience vécue en Syrie et en Irak, mais restent pour la majorité ancrés dans l’idéologie djihadiste.

J’ai échangé avec plusieurs "revenants" en prison, ils s’endurcissent encore plus dans l’idéologie djihadiste à leur retour. Une anecdote révélatrice : l’un des détenus m’explique que des chants de l’EI résonnent dans les prisons. Si les surveillants ne savent pas à ce que c’est, les détenus, eux, le savent bien. Et certains, qui sont en prison pour des faits de droit commun, rentrent dans cette logique. Un détenu m’explique que certains prisonniers, qui ne sont jamais allés en Syrie, sont plus radicaux que ceux qui sont allés combattre. Et ce codétenu sait de quoi il parle : il était dans la cellule d’Adel Kermiche (l’un des deux hommes à avoir égorgé le père Hamel, dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, le 26 juillet 2016. Il a été abattu par les forces de l’ordre, ndlr).

*Les prénoms ont été modifiés.

"Les revenants" de David Thomson, éditions du Seuil, 290 pages, 19,50 euros..
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Messages : 11
Date d'inscription : 15/03/2016

MessageSujet: Re: LES REVENANTS - partis faire le jihad, ils reviennent en France   Mer 7 Déc - 11:47

Partis faire le jihad, ils reviennent en France ... ils sont culottés Shocked
ces gens là ne doivent plus remettre les pieds en France.... ou alors la prison direct mais
20 ans de prison ! C'est plus simple de ne pas les laisser revenir. 
point.


Citation :
" Quand on parle entre sœurs en niqab, on n’est plus une fille d’arabe pauvre face à une fille de bourgeois riche avec un jean de marque", m’expliquent-elles. Cet argument est le plus souvent mis en avant, avant même l’argument religieux..
Un jean est un jean, une paire de chaussure est une paire de chaussure que ce soit de marque ou non. Le fait même de parler de marque  comme argument est un signe de grande dégérescence pour cette société.




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