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 L'économie vue par les Pélerins d'Arès

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yve



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Date d'inscription : 14/02/2008

MessageSujet: L'économie vue par les Pélerins d'Arès   Mar 22 Jan - 14:43

L'économie vue par les Pélerins d'Arès

30oct12 135C86
J'ai toujours pensé que je ne comprenais pas grand chose au système financier.
Les informations collectées ces dernières années et le coup de pouce de cette entrée 135 me donne l'impression d'en avoir compris quelques gros travers et même de croire que je pourrais les expliquer.
Je profite de votre invitation à la danse [réponse 135C46] et je vous propose un grand tour de piste.
Au programme valse et swing.
Ça y est, la musique commence. Une petite valse de mise en jambe. Le thème: L'argent, la dette.
Pour comprendre la dette et la crise, il est important d'avoir quelques notions simples du système monétaire.
L'argent est divisé en deux grandes catégories. La monnaie fiduciaire, c'est l'argent sonnant et trébuchant : les pièces, les billets et l'or. Et la monnaie scripturale, c'est celle dont les mouvements se font par lettre de change, chèques, cartes bancaire, vivement, etc.
La monnaie scripturale existe depuis le XVIIe siècle uand les orfèvres, à qui on confiait les trésors en or, émettaient des lettres de changes équivalentes au trésors confiés rémunérant le préteur du bien avec un intérêt. Voyant [que l'or] restait souvent dans les coffres, les orfèvres augmentèrent le montant des lettres de changes et créèrent ainsi le système bancaire. De ce fait, le montant de la monnaie scripturale est devenu supérieur aux réserves en or dans les coffres.
Dans les temps modernes, et jusqu'en 1973, il y avait deux manières de créer de l'argent. L'État pouvait créer de la monnaie fiduciaire par sa banque centrale. Il veillait alors aux deux phénomènes : la dévaluation (lorsqu'un pays achète plus de bien qu'il n'en vend aux autres pays) et l'inflation (lorsque la masse monétaire croit plus vite que l'économie réelle). Deuxième manière, les banques commerciales créent la monnaie fiduciaire chaque fois qu'une dette est contractée.
En 1973, l'État français s'interdit la création de la monnaie scripturale par sa banque centrale et s'oblige donc à financer ses besoins par des emprunts auprès des banques commerciales, avec intérêt. Cette mesure sera ensuite reprise par le traité de Maastricht puis par le traité de Lisbonne.
À retenir : Ce système fait des banques le principal acteur de la création monétaire.
La création monétaire n'est possible que par un nouvel endettement.
Les réserves fiduciaires des banques sont aujourd'hui environ de 15 % (soit 1 pour 6).
L'État finance donc ces projets hors budget par des emprunts donc aux banques commerciales. Les intérêts versés depuis 1973 au système bancaire sont à peu près du même niveau que le niveau de la dette publique totale : environ 1.500 milliards d'euros.
Vous trouverez plus d'informations sur ce thème dans une courte vidéo de 14 minutes intitulé "Comprendre la dette publique" et dont le lien est http://lespoir.jimdo.com/vidéos/
Quelques chiffres des prévisions 2012 (source "Le Monde" du 23/12/11) :


Les recettes du budget de l'état : 230 milliards €.
Les dépenses (prévues) : 345 milliards €. Soit un déficit (prévu) de 115 milliards € (50% des recettes)
Le montant des intérêts (prévus) pour 2012 : 48,8 milliards € (autre source que le monde, les échos me semble-t-il, j'ai perdu la page).

Ma principale question à ce stade est: Pourquoi a-t-on choisi de confier le financement des besoins de l'État aux banques commerciales en 1973, alors que de générer de l'argent fiduciaire par la banque centrale n'aurait couté aucun intérêt ? Je ne comprends pas le bon sens qu'il y a à cette mesure.

La valse continue, nous changeons de sens. Accrochez-vous et attention au tournis. Le thème de cette danse: Dérégulation et cupidité (notre cancer).
Je relève ici quelques idées clé du film "Inside job"..
La dérégulation du système bancaire consiste à faire sauter les garde-fous qui permettaient de rester dans une bonne gestion.
Un exemple de dérégulation est l'Islande. En 2000, ce pays est, dit-on, un pays presque idéal: Faible taux de chômage, industrie prospère, bon système éducatif, peu de délinquance, beaux paysages, indice de bien-être de la population dans les plus élevés. En 2000, le gouvernement et les 3 (petites) banques nationales de l'Islande lancent un gigantesque plan d'investissement et empruntent 120 milliards de dollars, 10 fois la production annuelle du pays. Avec cet argent, ils s'engagent dans de gigantesques projets industriels et commerciaux. Les porteurs de projets et leurs amis s'enrichissent à la "démesure" avec cette manne. Mais la gestion n'est pas raisonnée. En 2008, le bilan économique de l'Islande est désastreux: triplement du chômage en 6 mois, un très grand nombre d'Islandais ont définitivement perdu les économies de toute leur vie, le pays est en faillite.
À Wall Street, la dérégulation se passe différemment. Les financiers prennent le pouvoir et demande de passer le taux de réserve fractionnaire à 15 (capacité de générer un volume d'argent scripturale 15 fois supérieur aux réserves fiduciaires de la banque). Peu à peu, en s'alliant avec leurs assurances et les agences de notations (qui délivrent le fameux AAA) et évidemment le pouvoir en place, les banques font sauter toutes les limites et le taux de réserves fractionnaires de certaines va jusqu'à 33. L'avidité des grands princes du culte de la finance n'a plus de limite. Les traders [négociateurs, courtiers, agents en Bouse] des grandes banques sont gracieusement rémunérés à la commission sur les ventes (rémunération moyenne chez Goldman Sachs 600.000 dollars/an) et sont complètement dédouanés des risques de défaillance de leurs clients. Ce qu'ils vendent est nocif, ils le savent, mais ils s'enrichissent énormément. Leur consommation de fin de soirée de cocaïne et de prostituées sont pris en charge par leurs sociétés (fausses factures évidemment). Ils ruinent l'économie mondiale. Je croyais le temps des grands conquérants avides de pouvoir et dévastateurs révolu. Non, ce film m'en a montré quelqu'uns de notre époque.
La suite, c'est la crise de 2008 et 2009. Faillite de Lehman Brothers, renflouement de la companie d'assurance AIG, faillite et licenciement de part le monde…
Ce qu'il faut retenir, c'est que la politique et la finance se sont bel et bien alliées et ont construit un système basé sur l'endettement qui n'a plus aucun contrôle. Nul ne sait comment s'en sortir. La gesticulation du monde politique en témoigne.

Dernier tour de valse, nous changeons de sens. Le thème : Quelques pustules.
1. Voici une pustule mathématique. La création de l'argent se fait maintenant essentiellement de manière scripturale, par les dettes contractées (de particuliers, d'entreprises, ou d'états). Alors que le besoin de remboursement est le montant de la dette (le capital) augmenté du montant des intérêts. Le montant des intérêts n'est pas couvert par une création d'argent. Qu'est-ce que cela veut dire ? Mathématiquement, il n'y a pas assez d'argent pour rembourser les emprunts (capital + intérêt). Le scénario bancaire intègre à la base, qu'il y aura nécessairement des faillites. J'ai cherché la faille à ce raisonnement, je n'ai pas encore trouvé mais j'espère qu'elle existe. Si ce raisonnement est juste, alors je hurle au scandale !
2. Il y a une dizaine d'années, nous entendions par-ci par-là des informations sur le surendettement. Aujourd'hui, je n'en entends plus parler. Cela m'inquiète. D'autant plus qu'il y a de nombreuses grandes enseignes où il est facile d'ouvrir des lignes de crédit de 5000 à 8000 € en 30 minutes avec seulement quelques pièces justificatives, sans compter l'omniprésence des organismes de financement dans les pubs. Où en sommes-nous dans notre surendettement ? Combien de familles en font les frais aujourd'hui ? Je m'interroge. Il me semble bien que la aussi, ça pue. Ça pue la poudre qui fait tourner la tête. La frugalité commencerait peut-être par une première étape de désintoxication ?

Ça y est, la danse est finie. Soufflons un peu.
Pour conclure, je vais reprendre l'accroche missionnaire que j'expérimente depuis quelques semaines: "Nous avons de quoi rendre ce monde meilleur. Ça nous demande une analyse sur nous-mêmes et sur la société, mais avec courage nous pouvons rendre ce monde meilleur."
Qui sommes-nous ? L'homme, avec ses cinq dons [divins: parole, amour, individualité, créativité, liberté], perverti ou trompé par des habitudes mauvaises qui aspire à être heureux.
Quelques retours en arrière pour comprendre les issues possibles. Par l'exode que Moïse a conduit, le peuple hébreu a été extrait (presque de force) de l'esclavage des Égyptiens pour retrouver sa liberté. Par le Jihad conduit par Mouhamad, les croyants se sont protégés de ceux qui voulaient les anéantir. Nous avons maintenant à conduire le retour vers le Bien. La Révélation d'Arès est la nouvelle la table de la loi qui nourrit nos consciences et Mikal notre guide.
Reprenons la lutte pour la Vie !

Bruno du Val de Loire.


voir aussi => http://vie-spirituelle.forums-actifs.net/t730-l-economie-vue-par-les-pelerins-d-ares

yve
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