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 Augmentation brutale des prix des denrées alimentaires dans le monde !

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MessageSujet: Re: Augmentation brutale des prix des denrées alimentaires dans le monde !   Ven 22 Avr - 9:56

Voulez-vous récolter les fruits d'une possible augmentation des prix des produits agricoles ? Deutsche Bank, comme distributeur, vous propose deux manières d'en profiter:



> Un compartiment de la SICAV luxembourgeoise Parworld, dont l'objectif recherché est la valorisation de ses actifs à moyen terme grâce à une exposition aux indices de matières premières agricoles suivants: le S&P Goldman Sachs Agriculture and Livestock Index et le Dow Jones-AIG Agricultural Sub Index.



> Un compartiment de la SICAV luxembourgeoise DWS Invest, investit principalement, sur le plan mondial, dans des actions du secteur de l'industrie agricole ou susceptibles de profiter de son évolution future. De telle manière vous pouvez profiter indirectement de la forte hausse de demande des produits agricoles.


Matières premières agricoles
Profitez du potentiel de hausse des prix

Cette page de la Deutsche bank fait ressortir une gestion luxembourgeoise des prix alimentaires. Le Luxembourg, ce minuscule Etat a le + de banques au monde au Km2.

Citation :
"46% du produit intérieur brut du pays dépend de son rôle de place financière. Outre la banque privée, depuis une quinzaine d'années, le Luxembourg est devenu l'une des places les plus importantes d'Europe sur le marché des fonds d'investissement.

[size=18]La croissance exceptionnelle de la place financière luxembourgeoise fait qu'aujourd'hui, il y a plus de 150 banques présentes sur ce territoire [1]. [


/size]Par ailleurs, le Luxembourg est le deuxième centre de fonds d'investissment du monde, après les Etats-Unis[2].

Le secret bancaire est garanti par le code pénal luxembourgeois. Le PIB par habitant du Luxembourg est le plus élevé au monde."
Wikipédia




Y-aurait-il un rapport avec cette affaire "Cleastream" ?
Le monde de la Finance Internationale est un monde très nébuleux ...

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MessageSujet: Re: Augmentation brutale des prix des denrées alimentaires dans le monde !   Ven 22 Avr - 10:08



Source des chiffres: http://www.travail.gouv.fr/

Et nous ne comptons pas :

==> Les rmistes qui trés souvent ne sont pas inscrits à l'ANPE,
==> Les séniors de + de 55 ans,
==> Les quatre départements français d'outre-mer (Réunion, Guadeloupe, Martinique et Guyane),

Ce qui fait pas mal de personnes non comptées dans le calcul du chiffre du chômage Laughing








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MessageSujet: Re: Augmentation brutale des prix des denrées alimentaires dans le monde !   Ven 22 Avr - 10:18

Muhammad Yunus : "Le système est aveugle à toute autre considération que le profit"


LE MONDE 2 | 25.04.08 | 11h19 • Mis à jour le 25.04.08 | 14h51


Depuis plus de trente ans, Muhammad Yunus propose, avec un réel succès, l'accès au crédit pour les plus démunis. A l'heure de la crise du système bancaire et des émeutes de la faim, l'économiste bangladais, Prix Nobel de la paix en 2006, pointe les limites et les failles du capitalisme, et préconise un modèle d'entreprise sociale, qui n'exclurait plus de la vie économique la majeure partie de l'humanité.

Elle s'appelait Sufiya Begum. Au début des années 1980, elle vivait dans une maison de terre, à la campagne, au Bangladesh. Elle fabriquait de jolis tabourets en bambou. Son mari, journalier, gagnait l'équivalent de quelques centimes d'euros par jour. Ne possédant pas 'argent, Sufiya Begum vendait tous ses tabourets à un commerçant, qui les lui échangeait contre 25 cents et un peu de bambou – c'était son prix. Un jour, Muhammad Yunus vient la trouver, étonné qu'elle gagne si peu. A cette époque, après des études économiques aux Etats-Unis, le professeur Yunus doute.


En 1974-1975, le Bangladesh a été ravagé par une terrible famine, et, raconte-t-il, il trouvait alors " de plus en plus difficile d'enseigner d'élégantes théories économiques sur le fonctionnement supposé parfait des marchés libres, tandis que la mort ravageait [son] pays.". Il décide d'agir, bien déterminé à endiguer la pauvreté dans la région de Jobra. Il ne comprend pas pourquoi elle est endémique. En discutant avec Sufiya Begum, il réalise ce qu'il se passe. "Cette femme était étranglée par son prêteur. Il la condamnait à une sorte d'esclavage. Elle lui donnait toute sa collection de tabourets pour 25 cents, juste parce qu'elle ne pouvait acheter le bambou. Il lui manquait un crédit. J'ai mené une enquête. Quarante-deux villageois dépendaient des prêteurs. Tous auraient pu vivre de leur activité, avec un petit investissement. Il leur fallait, en tout, 27 dollars. Je les avais en poche… " Les idées fondatrices de la Grameen Bank et du microcrédit sont nées de ces rencontres.


Aujourd'hui, après vingt-cinq ans d'existence, la Grameen Bank et les institutions de microcrédit à travers le monde ont aidé à sortir de la pauvreté 150 millions de personnes. Le professeur Yunus a obtenu, avec la Grameen Bank, le prix Nobel de la paix en 2006. Depuis plusieurs années, il développe une nouvelle initiative : l'" entreprise sociale ". Il s'agit de lancer des activités économiques rentables mais dont l'objectif est d'apporter un bénéfice social aux exclus du monde économique. Ainsi a-t-il créé au Bangladesh, avec Franck Riboud, le PDG de Danone, la société Grameen Danone Foods qui vend aux habitants de Bogra des yaourts frais à bas prix, qu'ils voudraient servir dans des coques comestibles – et vitaminées. L'initiative permet de lutter contre la malnutrition et les carences alimentaires et d'offrir des emplois locaux. Si elle fonctionne, elle sera étendue à tout le pays. " Ce genre de petite entreprise sociale pourrait se généraliser, explique le professeur Yunus. Elle ouvre un nouveau type de marché, attentif à la pauvreté et aux besoins réels, qui va peut-être changer nos fondamentaux économiques. "


Nous avons rencontré Muhammad Yunus à Paris, alors que le système mondial du crédit traverse une crise historique et que plusieurs grandes banques se sont effondrées. La peur de la récession gagne les Etats-Unis et des dizaines de milliers d'Américains se retrouvent poussés à la rue par les organismes prêteurs. Qu'en pense le fondateur de la Grameen Bank, où les taux de remboursement dépassent les 95 % ?


Comment expliquez-vous cette gigantesque crise du crédit populaire qui ébranle l'ensemble du système financier ? L'avez-vous vu venir ?

Dans l'affaire des subprimes, la crise est inhérente au fonctionnement du monde financier et bancaire. Les principes mêmes de crédit, les garanties exigées, les primes de risque réalisées sur le dos des moins solvables ont révélé combien ce système ne sait pas prêter aux pauvres. La faute revient donc d'abord aux banques. Elles ont prêté beaucoup d'argent en multipliant les fausses promesses. Elles se sont montrées très agressives dans leur publicité. Elles proposaient aux gens des offres fantastiques, assuraient que les plus modestes pourraient rembourser sur la durée.


En fait, les crédits devenaient de plus en plus lourds. C'est la logique du système financier. Les pauvres doivent être mis sous pression pour rembourser. A la Grameen Bank, nous faisons l'inverse. Nous ne demandons pas de garantie pour prêter de l'argent. Nous n'étranglons pas les gens en pratiquant des taux exorbitants. Nous avons inversé le principe même du crédit. Chez nous, moins vous avez, plus vous nous intéressez. Si vous n'avez rien, alors vous êtes prioritaires. Et ça marche ! Notre taux de remboursement est supérieur à 95 %, comparez !

Les subprimes, les dettes transformées en produits financiers, l'aveuglement face à la situation des ménages les plus pauvres : comment en sommes-nous arrivés-là ?

Le système financier cherche toujours le meilleur rendement, il est emporté par sa propre logique, les subprimes, les titres, les hedge funds… La seule voix qui se fait entendre sur le marché est la maximisation des profits. La vente des crédits consentis en titres financiers et créances hypothécaires, la création et les échanges d'actifs bancaires sans solvabilité ont accéléré la crise.


De grandes banques, de grandes sociétés les ont utilisés pour se couvrir à l'heure des bilans. Le système est aveugle à toute autre considération que le profit. Aujourd'hui, les médias font leurs gros titres sur les sommes colossales perdues par les banques, tout cet argent dilapidé, ces patrons démis de leurs fonctions… Mais j'entends très peu parler des familles qui ont été dupées par les offres inadaptées des banques, qui se retrouvent poussées à la rue, poursuivies par les créanciers, ces centaines de milliers de gens qui les ont crues.


Vous remettez en cause le principe même de l'octroi du crédit sous garantie, fondement de la théorie économique classique et du fonctionnement financier…

En effet, je critique le dogme selon lequel des prêts ne peuvent être accordés sans garantie, surtout aux plus pauvres. Tous les banquiers défendent ce principe sans même l'analyser. Quand nous avons commencé, en 1983, ils nous disaient : " Vous gaspillez votre argent. Vous ne serez jamais remboursé. Votre système va s'écrouler. " Mais c'est leur système qui s'écroule aujourd'hui. Depuis vingt-cinq ans, la Grameen Bank et les institutions du microcrédit ont distribué 6 milliards de dollars à 150 millions de familles, sans demander de garantie.
Notre banque réalise des profits, comme toute banque bien gérée. Elle n'a pas eu recours à des dons depuis 1995. Elle fonctionne en collaboration avec 10 000 institutions de crédit dans le monde. Selon une enquête récente, 64 % de ceux qui nous ont emprunté pendant cinq ans sont sortis de la pauvreté chronique. Notre initiative constitue une opportunité pour ajuster l'ensemble du système financier. Il devrait permettre de penser un nouveau genre de crédit qui ne laisse personne de côté. Les principes actuels du système bancaire interdisent à la moitié de la population mondiale de participer à la vie économique.
Pas seulement dans les pays du Sud, mais aux Etats-Unis et en Europe aussi. Les banques traditionnelles demandent aux gens d'être solvables avant même de leur prêter de l'argent. Mais alors à quoi servent-elles, si elles ne les aident pas à sortir d'une situation difficile, à créer de la valeur, du travail ? Les banques demandent tous les jours à leurs avocats de coincer leurs clients. Nous n'avons pas de juristes dans notre système. Nous n'en avons pas besoin. On mesure combien la théorie économique dominante présente plusieurs angles morts.

Lesquels vous semblent-ils les plus dangereux ?

Les banques et les financiers refusent d'entendre que prêter aux pauvres permet de créer des emplois et de générer des revenus. Ils ne reconnaissent pas une famille ou un ménage comme une unité de production dynamique. Ils ne voient pas qu'une activité indépendante – échoppe de rue, service de réparation, barbier, retoucheur, petit artisan itinérant, tout ce qu'on appelle le "secteur informel " – constitue un véritable travail, et même une source d'emploi qui doit être encouragée par le crédit.

La littérature économique fait l'impasse sur cette donnée majeure de l'activité humaine, le travail indépendant, qui est le premier moyen de gagner sa vie. Les responsables économiques considèrent l'emploi comme salarié uniquement, ils attendent des entreprises qu'elles embauchent. Si elles ne le font pas, le chômage s'installe. Voilà la logique actuelle du capitalisme. Pourquoi les gens devraient-ils attendre d'être employés ? Pourquoi ne pas les aider à créer leur propre activité ?

Les pauvres du Sud n'attendent pas que des grandes entreprises les rémunèrent. Ils n'espèrent pas tout de la politique d'emploi et des allocations-chômage. Ils doivent nourrir leur famille, ils font une multitude de travaux utiles, petit commerce, service de réparation, tailleur… Regardez l'intense activité qui règne dans les rues des villes asiatiques les plus pauvres, et comparez avec les vôtres ! Il faut soutenir cette énergie avec le crédit populaire, lui donner des outils économiques…


Vous dites qu'en Europe et aux Etats-Unis, nous sommes enfermés dans une politique d'emploi et de crédit élitaire et étriquée. Expliquez-nous…

Récemment, un ami américain me racontait qu'il avait traversé les régions pauvres des Etats-Unis, les villes frappées par les licenciements et le chômage. Il décrivait des quartiers déserts, des rues mortes, des maisons inoccupées, des bureaux et des usines fermées, partout. Il se demandait comment les habitants parvenaient à survivre. Voilà à quoi mène la logique du travail salarié, la politique de l'emploi unique.
Quand cet ami a visité le Bangladesh, infiniment plus pauvre que les Etats-Unis, il a découvert combien n'importe quel coin du pays, à la ville, la campagne, grouille d'activités " informelles ". Sur la moindre parcelle inoccupée, on trouve des cabanes où l'on vend de tout, des légumes, des outils, de l'électronique… Dans pratiquement toutes les maisons, les cours, les jardins, les gens trient leur récolte, fabriquent, soudent, réparent.
Dans l'Occident riche, vous ne proposez qu'un seul type d'emploi, salarié, pour un patron, une entreprise. Entendez-moi bien : je soutiens toute forme d'embauche et d'industrie, toute politique de l'emploi. Mais ne promouvoir que le salariat me semble terriblement limité. Voir seulement l'homme comme un être recherchant une paie me semble une conception étroite de l'humain. C'est une forme d'esclavage.

D'esclavage ?

Aujourd'hui, dans les pays du Nord, chaque enfant travaille dur à l'école pour obtenir un bon travail. C'est-à-dire un bon salaire. Adulte, il travaillera pour quelqu'un, deviendra dépendant de lui.


L'être humain n'est pas né pour servir un autre être humain. Un travailleur indépendant, qui tient une échoppe par exemple, travaille quand il en a besoin. Si certains jours il ne veut pas travailler, il le peut. Il a fait sa journée, il profite un peu de la vie. Il n'a personne à prévenir s'il a une heure de retard. Il ne s'inquiète pas de perdre une partie de son salaire. Quand nous étions des chasseurs-cueilleurs, nous n'étions pas des esclaves, nous dirigions nos existences. Des millions d'années plus tard, nous avons perdu cette liberté. Nous menons des vies rigides, calées sur les mêmes rythmes de travail tous les jours. Nous courons pour nous rendre au travail, nous courons pour rentrer à la maison.
Cette vie robotique ne me semble pas un progrès. Avec le salariat, nous avons glissé de la liberté d'entreprendre et d'une certaine souplesse de vie vers plus de rigidité. J'ai un salaire, un patron, je dois faire mon job que cela me plaise ou non, car je suis une machine à sous. C'est là le danger global des structures économiques actuelles, de la théorie dominante. L'homme est considéré comme un seul agent économique, un employé, un salarié, une machine. C'est une vision unidimensionnelle de l'humain. Le salariat devrait rester un choix, une option parmi d'autres possibilités.

Le " secteur informel " n'a pas bonne réputation dans la littérature économique des pays riches…

C'est un terme dégradant. Ce secteur n'est jamais encouragé ; au contraire, on l'entrave avec des règlements, des patentes, des impôts. Je suggère de lui donner un nom plus adapté, plus valorisant, car c'est justement là que les hommes se montrent le plus créatifs. Faute de mieux, je propose le " secteur des gens ", c'est-à-dire lorsqu'ils inventent eux-mêmes leur emploi, créent leur activité et la pratiquent dans la rue, les quartiers, à la campagne. Dans ce champ d'activité, la population invente son emploi, le pratique un peu partout, dans la rue, dans les quartiers, à la campagne. Le gouvernement n'a rien à y faire, seulement à veiller de ne pas l'étouffer. Je fabrique des bijoux, je grille des noix et des bonbons, je fais la cuisine pour les gens du quartier, je retouche les habits usés, je chante aux terrasses…

C'est l'auto-emploi, le self-employement. Je n'ai pas à remplir un formulaire de candidature. Je n'attends pas d'être embauché. Je réponds directement à la demande. En inventant mon activité, je prends soin de moi-même et de ma famille. Des dizaines de millions de personnes vivent ainsi dans les pays en voie de développement. Dans les pays riches, la théorie dominante ne considère pas ces activités comme " économiques ". Les acteurs sociaux, les banques, se refusent à les financer et les aider. Ils croient seulement à l'entreprise formelle, au salariat. Comme si recevoir un salaire vous donnait le certificat de développement !




suite...
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MessageSujet: Re: Augmentation brutale des prix des denrées alimentaires dans le monde !   Ven 22 Avr - 10:23

Suite de l'article........


Quels autres " angles morts " de la pensée économique révèlent la crise actuelle ?

Les gouvernements qui tiennent les leviers et les banques considèrent la personne humaine comme une entité abstraite, un agent économique dépourvu de genre sexuel. Or, notre expérience à la Grameen Bank révèle que les femmes se montrent beaucoup plus actives et solvables que les hommes dès qu'on leur donne du crédit. Au Bangladesh, quand j'essayais en vain de convaincre les banques d'octroyer des prêts aux villageois, on me répondait toujours : " C'est impossible de faire ça. " Quand j'ai émis l'idée de prêter aux femmes pauvres, on m'a considéré comme un illuminé. Quand on parlait d'argent aux femmes, elles répondaient toutes : " Voyez mon mari. Je ne touche jamais à l'argent. Je n'y connais rien. " Je me suis rendu compte qu'aucune femme, pas même 1 % d'entre elles, ne fréquentait les banques. Elles ont été tellement sous-estimées que je me disais : elles ont peur, cela va prendre du temps. Quand nous avons lancé la Grameen Bank, nous voulions parvenir à accorder des prêts à au moins 50 % de femmes. Nous savions qu'il allait falloir vaincre les résistances des femmes elles-mêmes.

Cela vous a pris longtemps ?

Nous avons mis six ans pour atteindre la parité. Nous nous sommes alors rendu compte que l'argent confié aux femmes procurait beaucoup plus de bénéfices. Elles créaient du travail, de l'emploi, des richesses. Elles remboursaient leur crédit. Au début, nous ne travaillions qu'au Bangladesh. Les femmes bangladaises prennent beaucoup plus soin des enfants que les hommes. Elles pensent à leur avenir, elles veulent faire bouger les choses pour qu'ils vivent mieux demain. Les hommes, eux, veulent profiter de l'instant, ils dépensent facilement. Au début, nous pensions que cet état de fait ne concernait que le Bangladesh. Mais non, on retrouve la même volonté féminine sur tous les continents. Je crois que du fait de sa longue histoire au service des enfants et des hommes, la femme possède une qualité unique, le sacrifice de soi. L'homme ne possède pas un tel sens du sacrifice. On entend rarement dire qu'une femme est allée boire sa paye. Les femmes pensent à long terme, elles économisent, elles sont solvables. Voilà pourquoi le ratio de la Grameen Bank s'est inversé. Aujourd'hui, les femmes sont nos principaux clients.

A 90 %… Les banques traditionnelles n'ont jamais pensé prêter aux femmes, elles n'ont jamais compris la force économique vertueuse et dynamique qu'elles représentent.

Vous appelez de vos voeux un " capitalisme social ", un nouveau capitalisme. C'est-à-dire ?

Souvent on me demande : " Vous avez créé la Grameen Bank. Est-ce que vous n'en tirez aucun profit ? " Je réponds : " Je ne possède pas la Grameen, je ne possède aucune part de la société. "

J'ai toujours pensé que la Grameen Bank devait être possédée par les emprunteurs, les pauvres. Ce sont eux les propriétaires, d'ailleurs ils font partie du conseil de direction. Bien sûr, je suis chef d'entreprise, je reçois un salaire, mais celui-ci n'est pas lié au fait que je possède des parts. Travailler dans une entreprise à vocation sociale ne vous rapporte aucun dividende. D'autres interlocuteurs me disent, au Bangladesh : " Vous devez être riche, vous avez créé la plus grosse entreprise de téléphones mobiles du pays. " Je leur réponds : " Il s'agit en effet de la plus grosse entreprise de téléphonie mobile du pays, mais cela ne me rend pas riche pour autant. J'ai créé l'entreprise sans même jamais penser y prendre des parts. " Alors ils s'interrogent : " Pourquoi avoir bâti tout cela si vous n'y gagnez rien ? " Je gagne ce que me rapporte mon travail.

Vous avez contribué à fonder de nombreuses sociétés pourtant…

J'ai participé à la création de vingt-six sociétés avec la Grameen Bank, je ne suis actionnaire d'aucune. Je sais bien ce que les certains pensent : " C'est un idéaliste. " Mais non, je ne suis pas idéaliste, je suis réaliste. Tout le monde espère gagner de l'argent en faisant des affaires. Mais l'homme peut réaliser tellement d'autres choses en faisant des affaires. Pourquoi ne pourrait-on pas se donner des objectifs sociaux, écologiques, humanistes ? C'est ce que nous avons fait. Le problème central du capitalisme " unidimensionnel " est qu'il ne laisse place qu'à une seule manière de faire : rentrer des profits immédiats. Pourquoi n'intègre-t-on pas la dimension sociale dans la théorie économique ? Pourquoi ne pas construire des entreprises ayant pour objectif de payer décemment leurs salariés et d'améliorer la situation sociale plutôt que chercher à ce que dirigeants et actionnaires réalisent des bénéfices ?

Quelles en seraient les règles de fonctionnement, à la fois capitalistique et social ? Pourriez-vous donner des exemples ?

Les premières entreprises de ce genre gravitent déjà autour de la Grameen Bank ou du commerce équitable. Elles ressemblent à des sociétés capitalistes classiques, elles emploient des travailleurs, produisent des biens et des services, proposent à leurs clients un prix unique et cohérent, couvrent leurs coûts de façon pérenne sans rien attendre des dons ou d'une aide gouvernementale. Ce sont des affaires qui tournent, s'équilibrent, ne dépendant pas de la charité. Leur particularité ? Elles se destinent à créer un bénéfice social pour une catégorie de population. Ce peut être, par exemple, produire une alimentation de qualité destinée aux enfants pauvres en se débarrassant de tous les coûts d'emballage luxueux et la publicité des aliments classiques. Ou encore commercialiser des polices d'assurance-maladie permettant aux plus démunis d'accéder à des soins médicaux. Ou bien se consacrer au recyclage des ordures et des eaux usées qui polluent un quartier où vivent les laissés-pour-compte. Regardez autour de vous, vous trouverez partout de quoi monter un social-business. Sans doute faudrait-il en imaginer un qui puisse aider les familles poussées à la rue par la crise des subprimes.


Propos recueillis par Frédéric Joignot
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MessageSujet: Re: Augmentation brutale des prix des denrées alimentaires dans le monde !   Ven 22 Avr - 10:29

C'est un peu long mais d'accord Smile

Citation :
Récemment, un ami américain me racontait qu'il avait traversé les régions pauvres des Etats-Unis, les villes frappées par les licenciements et le chômage. Il décrivait des quartiers déserts, des rues mortes, des maisons inoccupées, des bureaux et des usines fermées, partout. Il se demandait comment les habitants parvenaient à survivre. Voilà à quoi mène la logique du travail salarié, la politique de l'emploi unique.
Quand cet ami a visité le Bangladesh, infiniment plus pauvre que les Etats-Unis, il a découvert combien n'importe quel coin du pays, à la ville, la campagne, grouille d'activités " informelles ". Sur la moindre parcelle inoccupée, on trouve des cabanes où l'on vend de tout, des légumes, des outils, de l'électronique… Dans pratiquement toutes les maisons, les cours, les jardins, les gens trient leur récolte, fabriquent, soudent, réparent.
Dans l'Occident riche, vous ne proposez qu'un seul type d'emploi, salarié, pour un patron, une entreprise. Entendez-moi bien : je soutiens toute forme d'embauche et d'industrie, toute politique de l'emploi. Mais ne promouvoir que le salariat me semble terriblement limité. Voir seulement l'homme comme un être recherchant une paie me semble une conception étroite de l'humain. C'est une forme d'esclavage.

O.K. Dans l'Occident riche, vous ne proposez qu'un seul type d'emploi, salarié, pour un patron, une entreprise. Entendez-moi bien : je soutiens toute forme d'embauche et d'industrie, toute politique de l'emploi. Mais ne promouvoir que le salariat me semble terriblement limité.

C'est trés juste.


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MessageSujet: Re: Augmentation brutale des prix des denrées alimentaires dans le monde !   Ven 22 Avr - 10:31

Autre texte de Michel Potay sur l'économie:


Quand l'incroyable devient le nécessaire
28 mars 2009

Tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes matérialistes. Le patrimoine des Français doublait en trente ans, le confort se répandait, les avantages sociaux progressaient, la médecine avançait à pas de géant.
Inaperçu était le déploiement de l'industrie asiatique, dont le travail allait peu à peu remplacer le nôtre. Inaperçu était l'allongement de la vie, qui allait alourdir les charges prestataires. Inaperçu était l'endettement général, qui allait déclencher la crise actuelle, le commerce de l'argent de compte (Rév d'Arès ii/10-19, xi/3-4, xxvi/2, etc.), argent emprunté facilement, mais qui n'existait pas en réalité.

Les avantages sociaux régresseront. L'argent, le vrai, sera moins facile à gagner et à emprunter. Le travail se fera plus rare: 80.000 chômeurs de plus en février en France et des précisions alarmantes: 50.000.000 de chômeurs prévus dans le monde industriel dans les deux ans qui viennent, ce qui est énorme! Like a Star @ heaven

Dans un pays où l'on fabrique de moins en moins de produits industriels, qui sont de plus en plus sous-traités dans des pays lointains, les grands patrons ne sont plus que des super-agents de relations publiques pour négocier avec Polonais, Tchèques, Roumains, Chinois, Indiens, Indonésiens, etc. La capacité en super-communication n'étant pas donnée à tout le monde, ces grands patrons se font payer très cher. La Bourse et les grands spéculateurs ont acquis un tel pouvoir qu'ils influencent tous les cours et le pétrole en quelques mois passe de 30 à150 Dollars/barril et redescend sans logique apparente de 150 à 50 Dollars. Plus rien n'a de valeur stable, la valeur n'étant plus la marchandise - l'honnête coût de l'exploitation et de la distribution - mais le maximum qu'on peut sans vergogne en tirer à un moment donné.
Certes, on peut quand même vivre dans l'appauvrissement et les problèmes, mais ceux-ci signalent actuellement le début d'une dégringolade aux conséquences tout à fait imprévisibles sur un humain qui a perdu toute philosophie face aux aléas de l'Histoire, parce qu'il ne voit plus depuis longtemps qu'il peut être plus fort que l'Histoire.
La population croit ne rien devoir craindre du gouvernement d'un pays démocratique sans voir que celui-ci légifère sans cesse et ainsi réduit chaque jour son intelligence, déjà devenue faible lumignon (Rév d'Arès 32/5) côté spirituel, et ses libertés, de sorte qu'elle devra un jour se rendre à nouveau absolument libre (Rév d'Arès 10/10).

Comment? C'est toute la question.
Pour l'heure, la population déçue s'est déjà créé et se créera de plus en plus ses propres rêves et folies. Elle en exigera, de plus en plus souvent et en pure perte, la réalisation dans des manifestations de toutes sortes, poussée par des machines à penser, politiques, médiatiques, etc., sur lesquelles elle n'a aucun contrôle.
La déception ne peut plus spontanément inspirer à une population désipritualisée les bonnes et justes intentions comme la pénitence, le pardon, l'amour, l'intelligence spirituelle, etc. Pour cela il faut un éveil provoqué de la conscience. C'est l'objet de notre mission.
La déception porte toujours une population déspiritualisée à de mauvaises tentations, certaines violentes comme la vengeance (Rév d'Arès 27/9) contre les présumés coupables, la révolution et la dictature idéologique, voire même la guerre, et d'autres individuelles et pacifiques, mais non moins pernicieuses, comme la tentation de se défausser de ses déceptions sur d'autres - en les critiquant et.ou les abandonnant -, sur ceux en qui on croit voir les fautifs du marasme ou de l'échec, les soi-disant indécrottables immobilistes, incapables, bornés ou petits chefs, une tentation qui parfois se voit jusque dans nos assemblées de Pèlerins d'Arès, dans notre génération de pénitents débutants qui présentent encore beaucoup des péchés de la population générale. Car la spiritualisation, dont la toujours difficile fraternisation est une clé, doit commencer par nous-mêmes.

L'homme a rejeté la vie spirituelle, considérée comme démythifiée par la science, les progrès sociaux, et ainsi prouvée incroyable. Or, l'incroyable va devoir devenir le nécessaire.
Je ne me réjouis pas du reflux économique. L'homme pouvait retrouver la vie spirituelle sans que sa vie matérielle confortable soit menacée, les deux étant légitimes. Mais, devenu incapable de développer l'une et l'autre en même temps, il est clair que c'est dans la vie spirituelle - que La Révélation d'Arès appelle la Vie tout court (24/3-5) - que l'homme trouvera les bases les plus sûres et les plus solides de bonheur.

L'homme ne croit plus au miracle socialo-communiste évaporé avec le "bloc de l'Est". Maintenant il ne croit plus au miracle capitaliste ou libéral. Il comprend que ces deux miracles ont un seul et même prédateur, le système, qui officie à la tête de la chaîne financière comme il avait officié à la tête de la chaîne collectiviste. Ce qu'il faut remplacer, c'est bien le système, le système d'Adam (Rév d'Arès 2/1-5), et non le matérialisme puisque nous sommes nous-mêmes matière. Matière organique qu'il faut respiritualiser comme le Créateur spiritualisa un animal pensant - l'homme qui couchait sur l'ombre (Rév d'Arès vii/2) - pour en faire Adam en Éden (vii/5), l'Adam d'avant la chute (Rév d'Arès vii/7-11).

Nous devons étendre et affiner sans cesse notre mission de spiritualisation, parce que la religion ne le fera pas, puisque depuis des siècles elle ne l'a pas fait. Nous ne laisserons pas les hommes à jamais incapables de comprendre que les bases du bonheur sont ailleurs que dans le système et dans ses lois, de gauche ou de droite, et ailleurs que dans l'espérance passive et résignée de la Miséricorde (Rév d'Arès 16/15) et d'un paradis post mortem.
Faire prendre au vivant terrestre conscience de sa vocation spirituelle est très difficile. L'homme s'en est tellement éloigné que la seule hypothèse du spirituel n'effleure, pour l'heure, que quelques esprits ici et là. Aucun doute, la mission de spiritualisation est chiendent. On demande à des taupes de se changer en aigles (Rév d'Arès 23/2). Devenir des aigles? La taupe n'y voit même pas une utopie absolue, car penser à une utopie, c'est déjà penser. L'homme de la masse ne pense pas plus à devenir spirituel qu'a devenir végétal ou gaz.
C'est pourtant cette gageure que, par La Révélation d'Arès, le Créateur nous envoie accomplir.
Nous serons tous, si nous le voulons, créateurs d'un monde changé (Rév d'Arès 28/7). Les religions ont beau jeu de dire que c'est pure utopie et que le plus qu'un croyant puisse espérer est une mort et une éternité heureuses. La Révélation d'Arès nous rappelle que l'homme n'a pas été créé pour mourir, que la mort est une anomalie, due au péché cumulatif. L'homme a été créé pour être chair, esprit et âme (Rév d'Arès 17/7) inséparés sur la Terre. Il a été créé pour un bonheur terrestre que seule la Vie spirituelle (Rév d'Arès 24/3-5), produit de la pénitence, peut animer dans sa complexité vivante.

Que le monde change avant que survienne le péché des péchés (Rév d'Arès 38/2), le mal définitivement triomphant et que le monde ne s'autodétruise !

Like a Star @ heaven Ces chiffres sont de 2009


NOTA: Ce texte est de la main du frére Michel, j'ai conservé toutes les références à la révélation d'Arès, mais ce texte peut être lu en faisant abstraction de révélation d'Arès. Il garde tout son intérêt Idea




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Source des chiffres: http://www.travail.gouv.fr/

Et nous ne comptons pas :

==> Les rmistes qui trés souvent ne sont pas inscrits à l'ANPE,
==> Les séniors de + de 55 ans,
==> Les quatre départements français d'outre-mer (Réunion, Guadeloupe, Martinique et Guyane),

Ce qui fait pas mal de personnes non comptées dans le calcul du chiffre du chômage Laughing






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