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 FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE

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MessageSujet: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Mer 29 Déc - 20:27

Tunisie-sidi-bouzid brule


La région, située à 265 km au sud de Tunis, est le théâtre de heurts entre manifestants et force de l'ordre depuis la tentative de suicide d'un jeune diplômé le 17 décembre.



Le chômage, la cherté de la vie et le sentiment d'être laissés pour compte dans des régions défavorisées sont à l'origine d'une récente flambée de mécontentement dans le centre-ouest de la Tunisie où des affrontements ont opposé manifestants et forces de l'ordre, estiment des responsables. De nouveaux heurts ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche dans la région de Sidi Bouzid, faisant un blessé par balle et des dégâts matériels importants, a-t-on appris dimanche 26 décembre de sources syndicales.

Des centaines de Tunisiens ont participé à une manifestation dans la ville de Souk Jedid, à 15 km au sud de Sidi Bouzid, a indiqué Mongi Rnimi, syndicaliste et témoin oculaire. Des hommes de la garde nationale ont procédé à des tirs de sommation pour disperser les manifestants qui ont encerclé le poste de la garde et mis le feu à la sous-préfecture de cette ville de plus de 19.000 habitants, a-t-il ajouté. Un des gardes nationaux a été touché par erreur à la cuisse par balles, a également affirmé Mongi Rnimi.

Parallèlement, des affrontements violents ont opposé environ 2.000 manifestants à la police durant plus de six heures, de 20h30 à 2 heures dans la ville de Regueb à 37 km au sud-est de Sidi Bouzid, provoquant des dégâts matériels importants, a déclaré le syndicaliste Kamel Abidi. Des jeunes réclamant le droit au travail ont mis le feu à une banque, à un tribunal et ont détruit un café appartenant à un membre du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), a précisé la même source. Aucune information sur ces incidents n'était disponible de source officielle.


Usage d'armes contre les manifestants

Face à la vague de manifestations dans la région de Sidi Bouzid, le gouvernement a d'abord dénoncé une manipulation à des fins politiques "malsaines" avant de prendre des mesures urgentes en faveur de la région. Ces mesures annoncées par le ministre du Développement, Mohamed Nouri Jouini, portent sur la création d'emplois et des projets pour un montant de 15 millions de dinars (7,86 millions d'euros).

Les manifestations se sont néanmoins poursuivies alors que des rassemblements de solidarité étaient organisés dans plusieurs villes de Tunisie et à Paris.
Dans le même sens, le parti social libéral (PSL, proche du gouvernement) a dénoncé le recours à la violence, préconisant le dialogue pour faire avancer les revendications sociales. D'autres partis d'opposition légale sans siège au Parlement avaient critiqué ce weekend l'usage des armes contre les manifestants. Le ministère de l'Intérieur l'a justifié de son côté par "la légitime défense".


Elevage de bétail et commerce informel

"Le taux de chômage élevé des diplômés universitaires, la hausse des prix des matières premières et le recours au secteur agricole seulement sont à l'origine des troubles", a estimé le président de la section régionale de la Ligue des droits de l'Homme, Raouf Nsiri. La région de Sidi Bouzid, à 265 km au sud de Tunis, est en proie à des troubles sociaux depuis le 19 décembre, à la suite de la tentative de suicide d'un jeune diplômé de l'université, vendeur sans permis de fruits et légumes qui s'était fait confisquer sa marchandise par la police municipale. Désespéré, le jeune homme s'était aspergé d'essence pour s'immoler par feu. Cinq jours plus tard un autre jeune a mis fin à sa vie en s'électrocutant au contact de câbles électriques.

"Le chômage est la conséquence immédiate avec tout ce qui peut s'en suivre", a expliqué Touhami Héni, responsable régional de l'Union générale des travailleurs tunisiens (Ugtt, centrale syndicale). Le chômage des jeunes diplômés de l'université constitue un fléau en Tunisie contre lequel le gouvernement a été mis en garde par les institutions internationales dont le Fonds monétaire international. Son taux atteindrait le double du taux de chômage global, estimé officiellement à 14%.

"La défaillance du modèle de développement, qui a provoqué une inégalité entre les régions, a débouché sur le fait que 90% de projets sont localisés dans les régions côtières et 10% dans les régions intérieures", affirme l'opposant Rachid Khéchana. Selon lui, cette "disparité s'est accentuée avec l'arrivée sur le marché de travail de plusieurs milliers de diplômés originaires de ces régions enclavées".
La population de Sidi Bouzid vit essentiellement d'élevage de bétail et du commerce informel. Cette région est limitrophe de Gafsa, une zone minière qui a connu en 2008 des protestations similaires contre le chômage et la cherté de la vie.

(Nouvelobs.com avec AFP)


Dernière édition par Admin le Mar 15 Mar - 6:33, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Mer 29 Déc - 23:15

On en parle que maintenant ...

En Tunisie, on fait taire les opposants politiques par tous les moyens, tous les moyens, avec la bénédiction des Occidentaux, dont la France, bien sûr.

Le Monde n'a pas su prendre la mesure des manifestations en Tunisie, de leur radicalité, de leur remarquable nouveauté. Dix jours apres le début de ces evenements, seul un article insipide qui se contente de résumer les principaux faits, sans aucune analyse....C'est lamentable confused

Le journal le monde écrit sur la situation après 2 semaines de révoltes, manifestations, affrontements avec les forces de l'ordre qui ont donné 1 mort le 24 décembre. Le Monde écrit sur le sujet juste après la 1ere réaction de Ben Ali, hier soir, cette révolte, loin d'être calmée, a été très peu suivi dans les médias Français.




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yve



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Mer 29 Déc - 23:24

mercredi 29 décembre 2010


Le président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali a procédé mercredi à un remaniement ministériel à la suite de violentes manifestations de jeunes chômeurs dans plusieurs villes du pays. Dans un discours la veille, il s’est dit préoccupé par la situation, mais il a dénoncé une « diffamation médiatique hostile à la Tunisie ».

Le régime tunisien a fini par réagir aux tensions qui secouent le pays depuis le 17 décembre. Le président Zine El Abidine Ben Ali a remplacé mercredi son ministre de la Communication Oussama Romdhani par Samir Abidi, ministre de la Jeunesse et du Sport. Ce mini-remaniement intervient au lendemain de sa première intervention médiatique depuis le début des troubles sociaux en Tunisie, qui ont éclaté le 17 décembre à Sidi Bouzid (centre-ouest) et engendré par la suite une vague de manifestations dans plusieurs villes.



A Sidi Bouzid, un civil a été tué par balle le 24 décembre après que la police a ouvert le feu, selon le journal en ligne Rue 89. La situation semble relativement calme. Selon des sources concordantes, la ville de Jendouba, dans le nord-ouest, et le quartier la Marsa à Tunis ont connu des manifestations de jeunes mercredi, mais elles n’ont pas donné lieu à des heurts avec les forces de l’ordre. Lors de sont intervention télévisée mardi, le président Ben Ali a dit regretter ces tensions : « J’ai suivi avec inquiétude et préoccupation les événements survenus ces derniers jours à Sidi Bouzid (..)

Mais, tout en qualifiant la fronde de la jeunesse tunisienne d’« actes isolés », il a dénoncé une « instrumentalisation politique (de ces événements) par certaines parties qui ne veulent pas le bien de leur patrie et recourent à certaines chaînes de télévision étrangères qui diffusent des allégations mensongères sans vérification et se fondent sur la dramatisation (...) et la diffamation médiatique hostile à la Tunisie ».

« Ras-le-bol général » Le mouvement d’opposition Bysra dont les militants participent aux manifestations, suit de près les soubresauts de cette fronde. « Au fil des jours, les revendications sociales se sont transformés en revendications politiques. Nous sommes passés de " on demande du pain " à " on veut plus de liberté " », constate Selim Ben Hassen, responsable du mouvement, joint par téléphone mercredi.

Cette révolte ne représente pas pour autant un réel danger pour le régime de Ben Ali, selon Selim Ben Hassen, parce qu’ « il n’y a pas un vrai parti politique capable de l’encadrer et de porter la voix du peuple dans la perspective d’un changement ». Le pays est régulièrement épinglé par les ONG internationales sur la corruption et le népotisme. « On assiste ces dernières années à un affaissement de la classe moyenne », analyse le responsable de Bysra.


confused
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Abeille



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Ven 7 Jan - 11:09

Tunisie: L'agitation continue, grèves et arrestations.


Alors que l'Algérie voisine vit de violentes émeutes, la Tunisie est galement touchee par d'importants troubles sociaux manifestations de rue, grève des avocats, tentatives de suicide et arrestations d'internautes, l'agitation sociale qui dure depuis trois semaines s'est poursuivie, jeudi, malgré des mesures d'apaisement du gouvernement.

A Sidi Bouzid, à 265 km au sud de Tunis, là où a commencé la vague de protestation, la plupart des lycées et collèges étaient en grève dans cette ville endeuillée au lendemain de l'enterrement de Mohamed Bouaziz a indiqué Ali Zari, responsable syndical local. Mohamed Bouazizi, 26 ans, s'était immolé le 17 décembre pour protester contre la saisie de son étal de primeurs par des agents municipaux. Il est devenu depuis le symbole d'une révolte contre la précarité sociale et le chômage, notamment celui des jeunes diplômés.

Le mouvement qui s'est étendu depuis à d'autres régions enclavées du centre et du sud ouest, a gagné jeudi des localités du littoral-est plus nanti. A Jbeniana, près de Sfax (300 km au sud-est de Tunis), la police a dispersé une manifestation de lycéens et d'autres plus violentes à Tala (ouest) où des arrestations musclées avaient été signalées dès mercredi soir.
Un nouveau suicide, le 3e depuis le début des troubles, a eu lieu à Chebba, sur le littoral-est, où Mohamed Slimane, 52 ans, un ouvrier du bâtiment, père de deux diplômés de l'université sans emploi, a été retrouvé pendu. L'homme était malade et aurait désespéré de recevoir une aide pour se soigner et nourrir sa famille.
A Regueb, près de Sfax, un jeune a menacé de se donner la mort par électrocution pour dénoncer la corruption et l'inégalité face à l'emploi et un autre s'est immolé à Metlaoui, un zone minière ayant connu des troubles en 2008.


Des avocats en grève, des internautes arrêtés


Des milliers d'avocats ont observé une grève pour dénoncer la répression le 31 décembre d'une manifestation de solidarité avec les habitants de Sidi Bouzid, selon le bâtonnier Abderrazak Kilani. Le barreau avait dénoncé «un usage sans précédent» de la force et affirmé le devoir de «défendre la liberté d'expression» et «le droit des habitants de Sidi Bouzid et d'autres régions démunies à l'emploi, à la dignité». La grève a été cependant dénoncée comme un acte «politique» contre le régime par des avocats du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, parti au pouvoir du président Ben Ali )

Par ailleurs, un rappeur et deux blogueurs ont été arrêtés jeudi. Slim Amamou et El Aziz Amami, cybernautes très actifs contre la censure ont été également arrêtés jeudi, selon le journaliste opposant Sofiene Chourabi.

Le président Ben Ali accusel'opposition d'instrumentaliser la révolte à des fins «malsaines» avant de retoucher son gouvernement et de débloquer 116,6 millions d'euros pour l'emploi, en plus de 7,8 millions d'euros pour la création de projets à Sidi Bouzid.


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unpelerin-masqué



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Jeu 13 Jan - 16:28

Le temps est venu ou les Africains doivent se battre chez eux pour chasser les régimes totalitaires et corrompus au lieu de compter sur l'immigration pour améliorer sa vie.


unpelerin-masqué
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yve



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Sam 15 Jan - 13:06

Enfin de toute façon Ben ali c'est fini et bien fini ! Ben Ali quitte le pays. Son avion se serait donc finalement posé en Arabie saoudite.
Des rumeurs ayant fait état dans la soirée d'une possible arrivée en France de Ben Ali, le Quai d'Orsay avait indiqué n'avoir reçu "aucune demande d'accueil" du président tunisien en fuite. Une déclaration signifiait que Paris "ne souhaite pas" la venue de Ben Ali, avait ensuite expliqué une source gouvernementale, justifiant cette position par le risque de mécontentement de la communauté tunisienne installée en France. Ben Ali s'est réfugié en Arabie saoudite avec sa famille, selon un communiqué du palais royal cité par l'agence officielle saoudienne SPA.

Les Tunisiens nous donnent l'exemple, j'espère que cette lutte fera tache d'huile en Afrique. Vous avez remarqué l'Afrique se réveille, le nombre d'évenements qui se passent en ce moment en Afrique c'est dingue!
Ce n'est pas forcément négatif . Idea


yve




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yve



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Jeu 20 Jan - 17:59

Concernant le risque de l'islamisme, il y a bien un parti de Rachid Al-Ghannouchi, leader de l´opposition islamiste en exil, mais je n'y crois pas parce que les tunisiens et surtout les tunisiennes ne le permettront pas.


Les Tunisiennes et la révolution en bikini



des Tunisiennes ont lancé le groupe Facebook : Toutes Les Tunisiennes En Bikini pour Accueillir Ghannouchi à L'aréoport .




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yve



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Sam 22 Jan - 15:09

Tunisie: des policiers demandent à pouvoir former un syndicat


"Ils ont assuré que quel que soit le régime, ils ne seraient plus à l'avenir violents envers la population", a expliqué un syndicaliste de l'UGTT.
"Je vous demande pardon et j'espère que vous nous pardonnerez", a déclaré un policier en uniforme, Naïm Selmi, ovationné par la foule rassemblée devant le siège officiel du Premier ministre, la Kasbah de Tunis. Des policiers ont demandé vendredi 21 janvier dans plusieurs villes de Tunisie, pour la première fois, la création d'un syndicat pour défendre leurs droits, allant jusqu'à demander pardon à la population, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Changer l'image déformée"
"Je suis membre d'un groupe de policiers qui demande le droit de constituer un syndicat, pour changer l'image déformée que la population se fait de nous", a ajouté le policier âgé de 25 ans, dont deux dans la police. La population tunisienne exprime ouvertement son hostilité à l'égard de la police, instrument privilégié du pouvoir du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, qui s'est illustrée dans la répression sanglante de la "révolution de jasmin", qui a fait 100 morts en un mois selon les Nations unies.

A Sfax et à Sousse, les grandes villes du pays, des policiers se sont joints vendredi à des manifestations, ont constaté des photographes de l'AFP. Plusieurs dizaines de policiers ont aussi contacté vendredi des responsables de l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) à Ben Guerdane, près de la frontière libyenne, dans l'extrême sud de la Tunisie, pour demander la création d'un syndicat.
Les policiers n'avaient pas le droit de se constituer en syndicats, sous le régime du président Zine El Abidine Ben Ali, qui a fui le 14 janvier en Arabie saoudite, après un mois de soulèvement populaire qui a mis fin à un règne de 23 ans sans partage.

(Nouvelobservateur)



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yve



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Sam 22 Jan - 15:32

Le Premier ministre n'est pas là pour longtemps

Mohammed Ghannouchi s'est engagé vendredi à quitter la politique après la période de transition


La transition s'achèvera avec des élections "démocratiques et transparentes", a-t-il dit dans une interview télévisée diffusée vendredi soir.

Visiblement ému, parfois au bord des larmes, M. Ghannouchi, parlant de l'époque Ben Ali a assuré: "j'avais peur, comme tous les Tunisiens".
Il a annoncé que "toutes les lois antidémocratiques seraient abrogées" pendant la transition, parlant des lois électorale et antiterroriste ainsi que du code de la presse, dans cet entretien enregistré jeudi soir au siège du gouvernement avec deux journalistes tunisiens indépendants.

M.Ghannouchi laissera la place à d'autres hommes compétents.
"Mes responsabilités sont provisoires", a insisté M Ghannouchi, soulignant qu'il avait pour seul et unique objectif de remettre le pays sur les rails, sur les plans sécuritaire et économique. Il a indiqué que "même si on me propose d'être candidat, après la période de transition, je prends ma retraite. Nous avons assez d'hommes capables et compétents" pour diriger le pays, a-t-il ajouté.

Sur le plan politique, "nous allons proposer des réformes, abroger les lois antidémocratiques", a souligné M. Ghannouchi. Il a indiqué que celles-ci serviront à organiser "des élections transparentes et démocratiques, les premières depuis l'indépendance" de cet ancien protectorat français en 1956, sans qu'"aucun parti ne soit favorisé par rapport à l'autre.

Le Premier ministre de transition est resté flou sur la date des élections.
Il a également assurée que les "familles des martyrs" du soulèvement "seraient indemnisées", "parce qu'elles avaient consenti des sacrifices qui nous ont permis de faire un virage à 180 degrés".

(les journaux)



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yve



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Sam 22 Jan - 15:51

En Algérie aussi ...



Il semble que le mouvement se propage, aprés la Tunisie l'Algérie ?

Plusieurs personnes ont été blessées lors d'une manifestation à Alger samedi matin.
Un député de l'opposition fait partie des blessés, et de nombreux manifestants ont été arrêtés, selon Saïd Saadi, le leader du RCD (Rassemblement pour le culture et la démocratie), qui appelait à cette manifestation.

La manifestation était interdite et la wilaya (préfecture) d'Alger a demandé aux habitants de la capitale de ne pas y participer.

Le parlementaire blessé est le chef du groupe parlementaire du RCD, Othmane Amazouz, a précisé Saïd Saadi.

Un journaliste de l'AFP a également vu le chef régional du RCD à Bejaia (260 km à l'est d'Alger ), Reda Boudraa, la tête couverte de sang après avoir reçu un coup de bâton. Il a été évacué dans une ambulance avec un autre manifestant blessé. Le député et porte-parole du RCD Mohsen Belabbes a fait état à la mi-journée de six blessés.

Sept policiers ont été blessés, dont deux sont dans un état grave, selon l'agence algérienne APS.

L'AFP a assisté à plusieurs arrestations musclées, surtout de jeunes.
300 personnes s'étaient rassemblées devant le siège du RCD pour se rendre sur la place de la Concorde, d'où la manifestation devait partir en direction de l'Assemblée nationale populaire. Mais ils en ont été empêchés par des centaines de policiers équipés de matraques, de boucliers et de grenades lacrymogènes.

Le RCD réclame notamment la libération des dizaines d'Algériens arrêtés lors des émeutes de début janvier, qui ont coïncidé avec le soulèvement en Tunisie.


Saïd Saadi: les Algériens en colère
"La colère ici est plus forte qu'en Tunisie", estimait jeudi Saïd Saadi, le leader du RCD, qui compte 19 députés sur 385. Il réclame la levée de l'état d'urgence imposé en 1992. Instauré pour barrer la route à une prise de pouvoir des islamistes par les urnes, celui-ci prévoit l'interdiction de toutes les manifestations.

.../...

Les étudiants de Tizi Ouzou, la principale ville de Kabylie, avaient appelé à soutenir la manifestation: dans un communiqué publié par la presse, un Comité estudiantin de l'université Mouloud-Mammeri avait appelé la jeunesse à manifester samedi à Alger.

La Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH), quatre syndicats autonomes algériens et d'autres formations politiques dont le RCD et le FFS se sont par ailleurs réunis vendredi et "ont créé une coalition qui se réunira constamment", a indiqué le président de la LADDH, Mostefa Bouchachi.


Une hausse des prix de denrées alimentaires de base a provoqué cinq jours d'émeutes qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés début janvier en Algérie. Le gouvernement a réagi en faisant baisser les prix de première nécessité, huile et sucre, qui flambaient depuis le début de l'année, et vient d'acheter environ un million de tonnes de blé en quinze jours.

Dans un pays richissime en hydrocarbures, où 15 millions des 36 millions des habitants ont moins de 30 ans, 20% des jeunes sont au chômage.





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Jérôme



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Sam 22 Jan - 16:03

Bonjour Yves.
Je suis émerveillé par le pacifisme du peuple Tunisien, son sens très aigu du bien commun et son réalisme. Pas de vengeance. Un policier qui demande pardon est acclamé. Quelle leçon d'humanisme. Personne n'avait rien vu venir. Les médias qui d'habitude vont chercher la petite bête qui nous fera peur n'ont rien à dire.

Il est grand temps de se libérer des préjugés. Personne en France ne pensait possible un retournement de dictateur en Tunisie sans effusion de sang, et personne en France n'a soutenu ce peuple, qui ne doit rien aux autres et tout à lui même. Tunisien, mon frère, on a cohabité à Paris ou tu étais immigré ou en Tunisie qui n'est qu'à un jet d'avion de la France, et pourtant je te connais si mal !

Je suis très ému de voir une belle page de l'histoire s'écrire ainsi.
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yve



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Mer 26 Jan - 9:16

Citation :
Je suis émerveillé par le pacifisme du peuple Tunisien, son sens très aigu du bien commun et son réalisme. Pas de vengeance. Un policier qui demande pardon est acclamé. Quelle leçon d'humanisme. Personne n'avait rien vu venir. Les médias qui d'habitude vont chercher la petite bête qui nous fera peur n'ont rien à dire.
Jerome

Je suis optimiste pour la Tunisie. On parle içi ou là de menace islamiste (faut bien parler ) mais je n'y crois pas.
Les Tunisiens n'aiment pas l'intégrisme religieux. C'est un peuple traditionnellement conciliant et tolérant. L'islamisme se cassera les dents sur la Tunisie!
Ce qui va se passer aura et a déjà des répercussions dans tout le monde arabe. Regardons ce qui se passe en algérie (ou la situation n'est pas la même) et surtout en Egypte.

Yve

:autogire:
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yve



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Mer 26 Jan - 16:37

Nous ne sommes pas un forum politique mais exceptionnellement Shocked

Egypte : au moins 500 opposants arrétés



Egypte : au moins 500 opposants arrétés
Le gouvernement égyptien a tout fait, mercredi 26 janvier, pour tenter d'empêcher une répétition des manifestations de la veille. Au moins 500 personnes ont été arrêtées dans tout le pays, selon les services de sécurité. Parmi les personnes arrêtées figurent 121 membres des Frères musulmans, organisation islamiste officiellement interdite mais tolérée dans les faits, interpellés à Assiout, au sud de la capitale égyptienne.

Malgré cela, quelques milliers de manifestants protestaient dans le centre du Caire en fin d'après-midi. Des affrontements les ont à nouveau opposés aux policiers en face des locaux du syndicat de journaliste et de ceux du syndicat des avocats. Selon plusieurs journalistes présents sur place, la police a tenté de disperser les manifestants en les frappant avec des bâtons et en utilisant des gaz lacrymogènes. Des heurts particulièrement violents ont ensuite été signalés sur les rues avoisinantes.


yve




Dernière édition par yve le Jeu 3 Fév - 10:25, édité 1 fois
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yve



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Jeu 3 Fév - 10:25

Je vous l'avais bien dit Smile
Aprés la Tunisie, l'Egypte, et aussi Le Yemen ....

La bataille rangée se poursuit au Caire, l'armée intervient




Affrontements au Caire entre pro et anti-Moubarak, 3-2-11 AFP


Après une brève accalmie pendant la nuit, les heurts entre opposants au régime et partisans du président Hosni Moubarak ont repris ce matin dans le centre de la capitale égyptienne. En milieu de matinée, les militaires se sont interposés entre les deux camps pour tenter de rétablir le calme.

La Maison Blanche ne soutient plus Moubarak.

Dialogue de sourds
Sur le plan politique, c'est le statu-quo. Mercredi soir, Omar Souleimane avait appelé les manifestants à rentrer chez eux, comme l'avait fait l'armée en milieu de journée, prévenant que le dialogue proposé à l'opposition ne pouvait débuter avant l'arrêt des manifestations. Mais dans des interviews à CBS News et à Reuters, le chef de file de l'opposition égyptienne, Mohamed El Baradei a rejeté une fois de plus l'offre de dialogue vice-président, insistant sur le fait qu'Hosni Moubarak doit d'abord quitter le pouvoir.

Les Fréres musulmans principale force d'opposition, ont également rejeté "toutes les mesures partielles proposées" par le président et refusé qu'il reste en poste jusqu'en septembre. Pour la première fois, ils ont même appelé jeudi amtin clairement non seulement à son départ, mais également au renversement du régime.

Pourtant, selon la télévision d'Etat, Omar Souleimane a commencé ce matin le "dialogue" avec "les partis politiques et les forces nationales".

Washington appelle ses ressortissants àrentrer au pays.
... et Paris invite les siens à rentrer sans délai.
Le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a déclaré jeudi sur France Info que les Français n'ayant "pas d'urgence ou d'ardente obligation à rester sur le territoire égyptien" devaient revenir "dans les meilleurs délais". "Nous sommes très choqués, les images d'hier sont spectaculaires", a-t-il affirmé à propos des affrontements entre pro et anti-Moubarak en Egypte. Le ministre a évoqué des "ferments de guerre civile qui sont en train de se dessiner". Selon lui, "le quai d'Orsay a mis en place un dispositif particulier" pour les ressortissants français en Egypte.

Risques de violences accrus

Selon un bilan non confirmé de l'ONU, les heurts de la première semaine de contestation auraient fait au moins 300 morts et des milliers de blessés. Et la violence pourrait croître encore au cours des prochaines heures : le mouvement de contestation a appelé à une nouvelle manifestation massive vendredi, baptisée "vendredi du départ", dans laquelle elle entend réunir comme mardi plus d'un million de personnes.

Par TF1 News le 03 février 2011 à 07:13

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yve



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Ven 11 Fév - 15:08

Au 18e jour du soulèvement populaire, les Égyptiens sont toujours dans les rues.


Des milliers de manifestants se dirigeaient vendredi après-midi vers le palais présidentiel, dans les environs du Caire, et vers le siège de la télévision d'État, alors que plus d'un million de personnes manifestaient à travers l'Égypte pour demander le départ du président. Au moins 3 000 personnes se dirigeaient vers la principale résidence du président Hosni Moubarak, dans le quartier d'Héliopolis, et leur nombre grossissait à vue d'oeil. Près de 2 000 manifestants se trouvaient également à l'extérieur du bâtiment de la télévision d'État, sur les rives du Nil, près de la place Tahrir.







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yve



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Ven 11 Fév - 15:13

Moubarak a quitté Le Caire avec sa famille.


Le président égyptien Hosni Moubarak, qui a délégué ses pouvoirs à son vice-président sous la pression de la rue, se trouve depuis vendredi à Charm el-Cheikh, dans le Sinaï, où il possède une résidence. C'est ce que vient d'affirmer le porte-parole du Parti national démocrate (PND, au pouvoir), Mohammed Abdellah, confirmant ainsi que Hosni Moubarak avait quitté Le Caire. Déjà, vendredi en fin d'après-midi, courrait la rumeur du départ de Moubarak du Caire. Selon la chaîne de télévision Al Arabiya, le président égyptien avait rejoint Charm el-Cheikh, accompagné du chef d'état-major de l'armée.

Source AFP
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yve



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Ven 11 Fév - 22:36

Je vous l'avais bien dit. sunny

Moubarak chassé du pouvoir par la rue, l'Egypte en liesse. Moubarak a quitté Le Caire avec sa famille....


Scène de liesse au Caire après l'annonce du départ d'Hosni Moubarak.

Scénes de liesses dans la bande de Gaza.
Je suis optimiste pour la paix dans la région. Ca va selon moi encourager la paix. Une paix définitive entre les populations arabes et juives est davantage possible .
Avec la chute de Moubarak c'est toute la stratégie israelienne au M-O qui est à revoir.
Mais je pense qu'il est trop tôt pour se prononcer.



Yve


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yve



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Ven 18 Fév - 16:01

La contestation se poursuit en Libye, à Bahreïn et ailleurs...


Le mouvement de contestation sans précédent contre le régime du colonel Kadhafi a été durement réprimé.

Les troubles se poursuivent ce vendredi en Libye après la "journée de la colère" de la veille contre le régime su colonel Kadhafi, au pouvoir depuis plus de 40 ans. De nombreux prisonniers se sont évadés vendredi matin après une mutinerie dans une prison à Benghazi, deuxième ville de Libye secouée par des manifestations contre le régime, et trois détenus ont été tués par les forces de l'ordre alors qu'ils tentaient de s'évader de la prison d'El-Jedaida, près de Tripoli.
La journée de jeudi a été particulièrement sanglante. Quatorze manifestants auraient été tués dans les manifestations à Benghazi, selon une source médicale locale.
Le nombre de manifestants tués s'élève à 24 depuis mardi, selon l'organisation Human Rights Watch.

Par LEXPRESS avec AFP


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yve



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Lun 21 Fév - 10:37

La Révolte dans le monde arabe continue....Au moins 230 morts en Libye, pays au bord de la guerre civile, Saleh s'accroche au pouvoir au Yémen Au Bahreïn, l'armée a ouvert le feu sur les opposants. Au Yémen, deux manifestants ont été tués dans une attaque à la grenade, à Alger les manifestants, dispersés par la police, promettent de revenir tous les samedis.



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Pandore



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Lun 28 Fév - 13:26

Le chef de l'état, proprietaire de "son" peuple ? La folie furieuse, qui fait tellement de mal, et endommage le monde.
Chef, comme le Tunisien, ou l’Egyptien ou le Libyen.
Chacun apporte, de toute évidence, démocratie et révolution.
Et même l’assentiment d’un dieu pitoyable, affublé de quantité de décorations, mais non de sainteté.
Si tu as le front de t’opposer à mon pouvoir, tu es un destructeur.
Le Libyen va même plus loin :
"Un saboteur."

Forces du mal, comme le disait McCarthy, Et aussi Bush.
Au contraire, il faut que les forces divines soient décuplées.
Et je suis le seul, moi, à pouvoir le faire.
Ce qui me donne toute ma légitimité.
Honte à ceux qui osent s’opposer au vrai but du monde, qui est mon pouvoir.
Les nations du monde sont interloquées.
Mais elles ne réagissent pas.
Que le fou ne sorte pas de sa tanière, avec ses torches enflammées...

Pandore
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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Jeu 24 Mar - 7:55

Mercredi, 23 Février 2011

«Mouammar Kadhafi est déterminé à rester à la tête de la Libye». Mouammar Kadhafi a affirmé mardi qu'il resterait au pouvoir en Libye, en proie à des troubles depuis une semaine, tandis que d'autres mouvements de protestation au Moyen-Orient, notamment dans la péninsule arabique, ne faiblissaient pas.


Les autorités libyennes ont fourni mardi soir pour la première fois un bilan officiel des victimes : 300 morts, dont 242 civils et 58 militaires*. Benghazi (104 civils et 10 militaires tués), Al-Baïda (63 civils et 10 militaires) et Derna (29 civils et 36 militaires) sont les villes les plus touchées, toutes situées dans l'est de la Libye.
Dans la soirée, le ministre de l'Intérieur, Abdel Fatah Younes, a déclaré qu'il se ralliait à la cause du peuple qui réclame le départ du colonel Kadhafi, selon des images diffusées par la chaîne qatarie ‘Al-Jazira'.
De hauts responsables libyens, ministres, diplomates ou militaires avaient déjà démissionné ou fait défection pour marquer leur opposition à la répression sanglante du mouvement de contestation entamé le 15 février. Auparavant, Mouammar Kadhafi avait assuré dans une allocution télévisée d'une heure et demie qu'il resterait en Libye en tant que «chef de la révolution», promettant qu'il se «battrait jusqu'à la dernière goutte de (son) sang» et menaçant les manifestants armés de se voir infliger la peine de mort.
Drapé dans une tunique marron, il a appelé l'armée et la police à reprendre la situation en mains.
C'est dans ce contexte que le Conseil de sécurité de l'Onu a demandé «la fin immédiate» des violences et condamné la répression des manifestants en Libye, pays par ailleurs suspendu des réunions de la Ligue arabe.
Le Pérou a, lui, annoncé la suspension de «toute relation diplomatique avec la Libye tant que ne cessera pas la violence contre le peuple» libyen.
Des pilotes de chasse libyens, qui ont fait défection à bord de leurs Mirage F1, ont déclaré à Malte avoir refusé de tirer sur les manifestants à Benghazi, deuxième ville du pays et centre de la révolte depuis le 15 février. Des habitants de Fachloum et de Tajoura, quartiers de la banlieue de Tripoli, avaient fait état lundi soir de véritables «massacres». Selon des témoignages recueillis au téléphone par l'AFP, les combats ont cessé mardi à Benghazi.
La Haut commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a averti les autorités libyennes que «les attaques systématiques contre la population civile pourraient être assimilées à des crimes contre l'humanité».
Like a Star @ heaven Le secrétaire général du Conseil de Coopération du Golfe (CCG : Bahreïn, Arabie saoudite, Emirats Arabes Unis, Oman, Qatar et Koweït) Abdel Rahman Attiya, a même appelé à «une action arabe, islamique et internationale pour soutenir le peuple libyen qui fait face à un véritable génocide».
Like a Star @ heaven Dans le Golfe, la contestation prenait de l'ampleur dans le petit royaume de Bahreïn, où la Ve Flotte américaine a son quartier général, avec une grande manifestation à Manama pour réclamer la chute du gouvernement, l'opposition exigeant une monarchie constitutionnelle. Une large avenue conduisant à la place de la Perle, centre de la contestation entamée le 14 février, s'est emplie de protestataires sur trois kilomètres, à l'appel de l'opposition dominée par les chiites. La foule, évaluée à plusieurs dizaines de milliers de personnes, a scandé des slogans en faveur de l'éviction des Al-Khalifa, dynastie sunnite au pouvoir depuis plus de 200 ans à Bahreïn.
Like a Star @ heaven Plus au sud, au Yémen, des accrochages ont opposé des manifestants demandant le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans dans ce pays très pauvre, à des partisans du régime, faisant cinq blessés.
Like a Star @ heaven Au Kurdistan irakien, des manifestants dénonçant la corruption et le mode de gouvernance des deux grands partis se sont rassemblés pour la cinquième journée à Souleimaniyeh, la seconde ville de cette région autonome. Ils étaient près de 4.000 mardi. A 50 km de là, à Halabja, au moins 27 personnes, dont 26 policiers, ont été blessées dans des affrontements entre des manifestants et les forces de sécurité, d'après une source médicale.

Conséquence de la situation, notamment en Libye - 4e producteur de pétrole en Afrique -, le prix du baril de pétrole a fini mardi à 93,57 dollars à New York, en hausse de 8,5%. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord avait atteint 108,57 dollars, du jamais vu depuis septembre 2008. Deux facteurs sont à l'origine de la récente envolée des prix : «la spéculation et la situation politique» au Moyen-Orient, selon des ministres de l'Opep, qui ont assuré que le Cartel était prêt à combler d'éventuelles pénuries même s'il estime que le marché est suffisamment approvisionné à l'heure actuelle. Les troubles ont en revanche fait chuter la Bourse de New York, avec le Dow Jones abandonnant 1,44% et le Nasdaq 2,74% à la clôture.

sources: (maroc pays ami) nom d'un site marocain d'informations

* bilan officiel, en réalité beaucoup plus.

Yve
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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Ven 22 Avr - 20:09

Près de 70 morts dans des manifestations en Syrie




La levée de l’état d’urgence, promulguée jeudi par le pouvoir syrien, n’y fait rien: les manifestations contre le président Bachar al Assad continuent et se renforcent. Et la répression s'est fait plus sanglante: au moins 70 personnes ont été tuées vendredi, selon le mouvement de défense des droits de l'homme Saouassiah.

Ce vendredi, de nombreux Syriens sont descendus dans les rues de plusieurs villes pour réclamer le départ de Bachar al Assad. Plusieurs milliers de personnes ont défilé vendredi dans les rues de la capitale, Damas. Une marche immédiatement dispersée par les forces de sécurité syriennes, qui ont tiré des cartouches de gaz lacrymogène. Dans un faubourg de la capitale, où une manifestation était en cours, la police a tiré sur la foule faisant trois blessés, selon un témoin.

http://www.20minutes.fr/article/712025/monde-syrie-moins-70-personnes-tuees-violences

yve



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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Mar 31 Mai - 12:01

Aprés les pays arabes, l'Espagne....

Les "indignés" espagnols font des émules à Paris.

A l’image de la jeunesse espagnole, plus d’un millier de Français se sont réunis, hier, place de la Bastille à Paris, pour protester contre le chômage, la précarité et la corruption. Ils ont été dispersés par la police.




http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Un-vent-d-indignation-souffle-sur-l-Europe-296597/

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_a-travers-toute-l-europe-des-indignes-prennent-la-rue?id=6193773#

Alain Juppé ne croit pas à un «été européen»
Invité de l’émission politique Dimanche +, sur
Canal +,
le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé,
interrogé sur le mouvement de contestation
populaire en Espagne, a déclaré qu’il ne croyait
pas à un «été européen», après le «printemps
arabe» qui a vu les Tunisiens et les Egyptiens
renverser leurs dirigeants. «Il y a un point
commun, c'est le chômage. Grosse différence,
c'est la démocratie. Nous nous l'avons, eux
ne l'ont pas, ils se battent pour ça», a-t-il
expliqué.

Et la gréce ...

ATHENES - Plusieurs milliers de Grecs ont envahi mardi soir la place Syntagma au centre d'Athènes, à l'appel du collectif les "Indignés", qui proteste, sur le modèle espagnol, via les réseaux sociaux contre les mesures d'austérité qui frappent le pays, englué dans la récession.


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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Mar 31 Mai - 21:17

Citation :
ATHENES - Plusieurs milliers de Grecs ont envahi mardi soir la place Syntagma au centre d'Athènes, à l'appel du collectif les "Indignés", qui proteste, sur le modèle espagnol, via les réseaux sociaux contre les mesures d'austérité qui frappent le pays, englué dans la récession.

les mesures d'austérité qui frappent le pays, englué dans la récession -----> Grâce au FMI ! Le FMI prête à un gouvernement afin que celui-ci puisse faire face à ses divers emprunts et frais. Le FMI aide les banques pas le peuple qui lui est toujours spolié, le premier qui doit se priver et être privé de tout. Quand on sait que les banques ne prêtent qu'aux riches... cherchez l'erreur !! Il y a quelque chose qui ne tourne pas très rond.

Les concours financiers accordés par le FMI permettent aux pays de reconstituer leurs réserves internationales, de stabiliser la valeur de leur monnaie, de continuer à régler leurs importations et de restaurer les conditions d’une croissance forte et durable tout en prenant des mesures pour remédier aux problèmes de fond. Contrairement aux banques de développement, le FMI n’accorde pas de prêts pour des projets spécifiques.
tout en prenant des mesures pour remédier aux problèmes de fond Quelles mesures ?? Toujours des restrictions dont le peuple est le premier touché !!

Pour en savoir plus :http://www.imf.org/external/np/exr/facts/fre/howlendf.htm
Un pays membre peut solliciter une aide financière au FMI s’il constate un besoin de balance des paiements — réel ou potentiel — c’est-à-dire dans les cas où il ne peut pas obtenir de financements suffisants à des conditions abordables pour régler ses paiements internationaux tout en maintenant des volants adéquats de réserves. Un prêt du FMI constitue un volant de ressources qui facilite les politiques d’ajustement et de réforme qu’un pays doit mettre en œuvre pour corriger ses déséquilibres de paiements et restaurer les conditions d’une croissance économique durable.
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MessageSujet: Re: FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE   Mer 1 Juin - 10:00


Citation :
Les concours financiers accordés par le FMI permettent aux pays de reconstituer leurs réserves internationales, de stabiliser la valeur de leur monnaie, de continuer à régler leurs importations et de restaurer les conditions d’une croissance forte et durable tout en prenant des mesures pour remédier aux problèmes de fond. Contrairement aux banques de développement, le FMI n’accorde pas de prêts pour des projets spécifiques.
tout en prenant des mesures pour remédier aux problèmes de fond Quelles mesures ?? Toujours des restrictions dont le peuple est le premier touché !!

Je n'y comprends rien au FMI, c'est lié à l'Europe ? mais je me doute bien que ça doit pas étre dans l'interet des petits...
Pourquoi les banques ces derniéres années ont t-elles pris une importance si considérable ? Comment faisaient t-on avant, il y a une trentaine d'années, quand le SYSTEME économique et financier était moins important ? Le monde pourtant continuait de tourner. Smile

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FLAMBEE DE VIOLENCE EN TUNISIE
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